Le Top 10 des entraîneurs à éviter pour l’OM

La durée moyenne de vie d’un entraîneur à l’OM excède très rarement une année et demie. Entre erreurs de casting (Abel Braga, Tomislav Ivic) et difficultés lors de la seconde saison (Elie Baup, Rolland Courbis), l’Olympique de Marseille s’efforce à trouver son joyau pour diriger une équipe en pleine reconstruction. Alors que le nom de Marcelo Bielsa est de plus en plus cité du côté de la Canebière pour la saison prochaine, Score n’co vous propose son top 10 de managers à éviter à Marseille, le tout teinté d’humour.

1. José Anigo/Albert Emon : Et si la doublette actuelle d’entraineurs de l’OM continuait sur le banc marseillais la saison prochaine ? Des communications par oreilette incompréhensibles, des membres du staff éparpillés dans tout le stade pour s’adresser la parole, le coaching à la sauce marseillaise dans toute sa splendeur.  Les supporters ne demandent qu’ à revoir ces deux bons compères avec qui la saison olympienne a tout simplement été réduite à néant. Pour couler le navire marseillais qui paraissait bien positionné pour l’Europe, la paire Anigo-Emon est le meilleur moyen de se saborder.

2. Diego Maradona : Légende du ballon rond, mais cancer du coaching. Avec lui, l’Albiceste s’est ramassé dans les grandes largeurs au Mondial 2010. El Pibe de Oro n’a pas su amener sa rage de vaincre sur les résultats de son équipe. L’Argentin avait failli signer à l’OM en tant que joueur sous l’ère Tapie, il pourrait y arriver en tant qu’entraîneur. Imaginez le tableau : il ferait de Florian Thauvin le Lionel Messi de son dispositif en 3-3-4. L’ancien Bastiais apprendrait enfin à conclure ses actions après ses raids solitaires. Du football plaisir. Par contre la défense marseillaise resterait inchangée : une passoire en somme.

3. Fabrice Fiorèse : Devenu glacier dans les hauteurs d’Annecy, l’homme qui a réussi à mettre d’accord les supporters du PSG et de l’OM sur un point (ils le détestent), débarque contre toute attente sur le banc marseillais après la faillite de son entreprise. Sa signature intervient le 31 août 2014 après une arrivée à la Commanderie dans le coffre de la voiture de José Anigo. Sa première décision : nommer en adjoint son ami Frédéric Déhu. La suite, il prend finalement la place de Laurent Blanc à la tête du PSG au mercato d’hiver, et emmène avec lui son adjoint Frédéric Déhu. Fiorèse rassure, il a gardé sa « Judas touch »

4. Guy Roux : Et si ce bon vieux Guy Roux ressortait son légendaire bonnet aux couleurs ciel et blanc mais cette fois ci sous le soleil marseillais et non pas la grisaille de la Bourgogne. Avec lui dans ses bagages, les retours d’Olivier Kapo, Teemu Tainio et bien entendu Djibril Cissé. Un entraîneur qui poursuivrait le Hummer de Valbuena ou la Lamborghini de Gignac dans les boulevards marseillais dans sa bonne vieille Citroen 2CV. La classe.

5. Guy Lacombe : Le deuxième Guy de notre liste. Non pas Guy Moquet, mais Guy Lacombe. Un fort caractère, une des plus belles moustaches de France (à égalité avec Frédéric Thiriez), une proportion à se heurter violemment à ses joueurs. Le dosage parfait pour faire de l’Olympique de Marseille une pépinière de talents pour préparer sereinement la saison 2015/2016 en Ligue 2.

Guy Lacombe - @IconSport

Guy Lacombe – @IconSport

6. Zinedine Zidane : Entraîneur adjoint de Carlo Ancelloti au Real Madrid, l’enfant chéri de la Castellane tente sa première expérience sur un banc de touche à l’Olympique de Marseille. Son arrivée est accueillie sous les hourras de la foule. Mais tellement surpris du faible niveau de ses joueurs, seulement 5èmes à la trêve hivernale, Zidane prend lui même les choses en main et sort de sa retraite. L’ancien numéro 10 de l’équipe de France se colle l’étiquette d’entraîneur joueur, enchaîne roulette sur roulette, ramène même les Marseillais dans le sillage du PSG pour le titre. Malheureusement, il se fait suspendre pour les 10 derniers matches de la saison après un coup de tête adressé à Thiago Motta lors du Classico. L’histoire se répète.

7. Raymond Domenech : Le compagnon d’Estelle Denis est sollicité par la direction marseillaise alors qu’il est en pleine préparation de son mariage dans la région lyonnaise. D’abord réticent à l’appel du pied  de Vincent Labrune, le meilleur ami de Nicolas Anelka accepte finalement l’offre, suite à la prédiction d’une voyante sur la chaîne Vivolta qui lui annonce un avenir doré sur le banc marseillais. Lors de sa première conférence de presse, Domenech donne rendez-vous le 15 mai 2015 pour la célébration du titre sur le Vieux Port. Il quitte son poste peu avant Noël, après l’affaire du refus des Olympiens de descendre du bus tant que Raymond ne réintègre pas André-Pierre Gignac dans le groupe. L’attaquant marseillais l’ayant soi disant traité « d’Emmanuel Chain » du football.

8. Frédéric Antonetti : Favori de José Anigo, fan de son côté gueulard, Frédéric Antonetti débute en fanfare à la tête de l’Olympique de Marseille, enchaînant les 10 premières rencontres de la saison sans défaite. Mais les premiers problèmes commencent lorsqu’un supporter de la tribune Jean Bouin le traite de « sale mafieux de chauve », l’insulaire lui rétorquant son célèbre « Ferme ta … ». A partir de là, la division des supporters au Stade Vélodrome sur le cas Antonetti est lancée. Pour contrer cette montée de révolte dans les tribunes, le Corse décide d’aligner la réserve jusqu’à la fin de saison. L’OM se maintient de justesse lors de la dernière journée grâce à un but de Fabrice Apruzesse, « son fiston » comme se plait à le nommer son coach.

9. Vahid Halilhodzic : L’actuel sélectionneur de l’Algérie reprend l’OM dans un contexte houleux. Devant l’arrogance développée par ses jeunes pousses (Imbula, Lemina, Thauvin), le Bosnien impose des séances drastiques basées exclusivement sur le foncier. Les joueurs sont séquestrés à la Commanderie avec interdiction de se reposer plus de 3 heures par nuit. Un style « à l’Europe de l’Est des années 80 ». Devant ce rythme infernal, une cascade de blessures s’abat soudainement sur l’effectif olympien. Le gendarme Halilhodzic se retrouve forcé de rendre les clés du navire marseillais, faute de pouvoir inscrire suffisament de joueurs sur la feuille de match.

10. Hervé Renard : L’homme qui a su apprivoiser Jordan Ayew arrive avec son look de surfeur à la tête de l’Olympique de Marseille, sous les conseils du joueur à la crête jaune. Mais sa confiance accordée à son petit protégé dépasse les limites du raisonnable. Le plus jeune des fils d’Abedi Pelé est titularisé à toutes les rencontres, et s’effronde en pleurs à chaque après match pour remercier son entraîneur de lui accorder cette confiance. Devant les ratés incessants de leur attaquant, ce sont les supporters marseillais qui pleurent également toute la saison.

Auraient pu également être nommés :  Jean Fernandez, Paul Le Guen, Luis Fernandez, Roland Courbis, Elie Baup, Leonardo, Claude Puel, Mehmet Bazdarevic, Mircea Lucescu.