Oxford vs. Cambridge : La « Boat Race » en 15 anecdotes croustillantes

Le week-end dernier avait lieu la « Boat Race », l’épreuve mythique d’aviron entre les prestigieuses universités d’Oxford et Cambridge. Une course loin d’être démodée puisqu’elle a encore réuni une centaine de milliers de curieux au bord de la Tamise, à Londres. Surtout, elle est le théâtre de petites anecdotes croustillantes qui font le charme de cette compétition acharnée opposant deux écoles diamétralement opposées.

La « Boat Race » Oxford – Cambridge est une institution en Angleterre

Si la 160ème édition de la Boat Race a souri aux rameurs d’Oxford qui ont devancé leurs adversaires de Cambridge de onze longueurs (soit la plus grande avance enregistrée depuis 1973), c’est Cambridge qui domine dans les confrontations avec 81 victoires décrochées contre 78 aux Oxfordiens. Surtout l’histoire de cet affrontement regorge d’anecdotes savoureuses. Score n’co vous en propose quelques unes :

L’histoire d’une course mythique en 15 anecdotes

. L’histoire de cette rivalité démarre en 1827 suite à un défi entre deux étudiants : Charles Wordsworth (Oxford) et Charles Merivale (Cambridge), deux amis qui se sont rencontrés à la Harrow School, une école huppée de Londres. C’est tout d’abord un match de cricket qui est organisé. Mais les deux adolescents se décident à s’affronter dans une épreuve plus physique : la course d’aviron est rapidement validée.

. La longueur de la course est de 4,2 miles (6,8 km, précisément 6779 mètres)

. Chacune des embarcations est composée de huit rameurs et un barreur.

. Le premier duel s’organise le 10 juin 1829 à Henley-on-Thames, à cinquante kilomètres à l’ouest de Londres. Les deux amis y participent, Wordsworth l’emportant avec Oxford.

. Les deux équipes sont traditionnellement surnommés les « Blues » et chacun des bateaux « Blue Boat », Cambridge ayant pour couleur le bleu clair et Oxford le bleu foncé. Ce qui en 1949, rend célèbre la phrase du commentateur de la BBC John Snagge : « I can’t see who’s in the lead but it’s either Oxford or Cambridge » (Je ne peux pas voir qui est en tête mais c’est soit Oxford, soit Cambridge).

. Elle s’organise par intermittence jusqu’en 1845 où finalement le parcours est prédéfini entre Putney et Cheswick Bridge. A partir de 1856, elle devient annuelle exceptée lors de la Seconde Guerre Mondiale.

. Egalité parfaite en ce qui concerne le nombre de naufrages ! Les bateaux ont coulé trois fois chacun. Le 31 mars 1912, ils ont même sombré en même temps et la course a été rejouée le lendemain.

. Les rameurs non retenus pour la Boat Race, les réservistes en somme, se disputent la victoire lors d’une course préliminaire sur le même parcours.

Sue Brown est la première femme à participer à la compétition en 1981. A la barre, elle mène Oxford à la victoire.

. 16 minutes, 19 secondes : Record établi en 1998 par Cambridge, grâce à l’équipage le plus lourd et le plus grand de l’histoire (94,9 kg et 1,97 mètre de moyenne par rameur). Il n’y a pas de limite de poids à ce jour selon le réglement.

. Le premier français qui participe à cette épreuve arrive en 2006 est le Toulousain Baptiste Ripoll, victorieux pour le coup avec son équipe d’Oxford.

. Un rameur d’aujourd’hui doit se confronter à un régime costaud : 6000 calories consommées chaque jour pour espérer tenir la cadence.

. 57 % des 68 courses organisées après la Deuxième Guerre mondiale ont été remportées par l’équipage le plus lourd et 60 % par l’équipage le plus grand.

L’entraînement dure pendant six mois , sept jours sur sept entre suivi des cours. A raison de trois heures par jour minimum. Un jour sans entraînement peut être décisif le jour de la course.

. Hugh Laurie, alias « Dr House », a participé à l’épreuve en 1980, avec le goût amer de la défaite à l’arrivée.

. En 2012, la course est interrompue aux trois-quarts de l’épreuve pendant une demi-heure. La raison : à hauteur de Chiswick Eyot, l’Australien Trenton Oldfield nage vers les deux bateaux en guise de protestation contre la diminution de libertés citoyennes et la montée de l’élitisme dans la société britannique.Le tribunal le condamne à six mois de prison, après quoi la ministre de l’Intérieur Theresa May l’expulse du pays.