Le Top 10 des entraîneurs “loosers”

Ils ont soit une réputation internationale soit nationale et même les deux à la fois, pourtant ces hommes sont des adeptes de l’échec. Leur volonté de bien faire n’est pas à remettre en cause, mais les résultats escomptés sont souvent décevants. Score n’co vous propose la liste de ces entraîneurs de football qui sont certes sympathiques mais bon .. un tantinet “escrocs”.

1. Claudio Ranieri. (AS Monaco) : Alors Claudio, on veut pas être méchant avec toi car tu as une tête sympathique, du genre patron d’entreprise agréable. Tu as également fait d’énormes efforts en français depuis ton arrivée sur le territoire, contrairement à un Carlo Ancelotti dont la NASA essaie toujours de décrypter les propos des conférences de presse de son époque au PSG. Mais contrairement à Carlo, tu n’as malheureusement pas un palmarès garni de trophées. Claudio, rien ne va plus les jeux sont faits. La défaite de Monaco à Guingamp en 1/2 finale de Coupe de France est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. L’Italien va probablement quitter le Rocher sans trophée, comme à son habitude. Pourtant, il y avait la place de remporter cette Coupe de France cette saison. Que nenni. Que ce soit à Chelsea, à l’Inter, à Valence, à l’AS Roma, la poisse de Ranieri est légendaire ! Seulement deux Coupes Nationales remportées dans les années 90 avec la Fiorentina et Valence, c’est pauvre. Le futur ex-entraîneur de Monaco peut toujours se consoler. Lui qui a la coutume d’appeler sa femme dès la fin des rencontres de ses équipes n’aura plus besoin de passer un coup de fil à son épouse l’année prochaine. Puisqu’elle sera à ses côtés dans un pavillon tranquille en province italienne.

2. André Villas Boas (Zenith Saint Petesbourg) : AVB aka “the Special Two” a une certaine classe sur un bord de terrain. Une classe qui ne se traduit pas par des résultats flamboyants. C’est simple, après son triplé (Championnat, Coupe, Ligue Europa) à la tête de Porto en 2011, Villas-Boas semblait suivre la voie de son mentor José Mourinho en arrivant à Chelsea. Mais l’expérience des “Blues” fut un échec cuisant. Pas grave, je vais aller entraîner Tottenham, tiens avec Gareth Bale un des meilleurs joueurs du monde dans mon effectif. Nouvel échec. Le Portugais a cédé en ce début d’année aux sirènes des Tsars du Zénith Saint-Petersbourg. Pour le moment 4 matches 4 victoires. Espérons que le Lusitanien ait su apprendre de ses échecs.

3. Roberto Mancini (Galatasaray) : Roberto Mancini n’est pas atteint  du “syndrome Ranieri”. L’Italien a remporté des titres de champions avec l’Inter Milan ou Manchester City. Pourtant ses statistiques ne plaident pas en sa faveur. Avec seulement une moyenne de 60 % de victoires à la tête de ses clubs entraînés, Mancini n’a pas la gagne dans le sang. Critiqué pour ses mauvais choix tactiques, des recrutements abusifs ou prises de bec avec ses joueurs, le Transalpin a fini en Turquie, comme entraîneur du Galatasaray depuis septembre 2013. Une expérience non concluante pour le moment puisque le club de Didier Drogba est actuellement troisième à 13 points du leader Fenerbahçe. Le plus important, ce ne sont pas les résultats de la formation stambouliote mais de savoir si Mancini a trouvé un bon restaurant italien à Istanbul.

4. Sven Göran Eriksson (Guangzhou R&F) : Le Suédois est de cette race de coachs aux multiples expériences mystérieuses. Si ses succès au début de sa carrière de manager ne sont pas à remettre en cause (Lazio Rome en premier lieu), ces choix de destinations paraissent ensuite douteux. La descente aux enfers a commencé lors de sa prise en main de la sélection anglaise en 2001. Cinq années de règne mitigées à la tête d’une des plus belles générations anglaises (Lampard, Gerrard, Rooney). La suite, c’est le portefeuille du Scandinave qui dicte sa carrière. Une attitude de mercenaire qui le balade de Côte d’Ivoire, en Thailande, en passant par le Mexique pour finalement se retrouver en Chine à Guangzhou. Il aurait même proposé ses services à l’OM en 2014. Comme quoi, certains entraîneurs ont des âmes de suicidaires.

5. David Moyes (Manchester United) : Un choix qui je vous l’accorde peut paraître sévère. Car oui, l’Ecossais a pendant une dizaine d’années obtenu des résultats remarquables à la tête d’Everton (enfin un seul Community Shield remporté) qui lui ont valu l’honneur de remplacer Sir Alex Ferguson à la tête de Manchester United. Mais cette saison révèle que le costume de coach de United est peut être trop grand pour lui. Cela reste juste une première saison ratée, après tout Ferguson n’a pas atteint les sommets dès ses premières années mancuniennes. Mais la méthode Moyes semble connaître ses limites dans une grande institution. Il ne serait pas surprenant de le voir adjoint de Ferguson sur le banc de MU la saison prochaine.

6. Manuel Pellegrini (Manchester City) : L’actuel entraîneur de Manchester City n’est pas un mauvais manager (comme tous les noms de cette liste au demeurant). Mais encore une fois, la ligne de palmarès se résume chez le Chilien à divers titres en Argentine et une Coupe Intertoto. Et surtout le côté un peu prétentieux de Pellegrini peut déranger. L “Ingénieur” comme il est surnommé, avait déclaré “être le meilleur entraîneur de l’histoire du Real” après son passage madrilène en 2010-2011. Une déclaration qui fait un peu tâche vu qu’il n’a remporté  aucun titre à la tête du club merengue.

7. Philippe Troussier (Shenzen Ruby) : Et si on mettait un peu de Français dans notre classement ? Philippe Troussier (nommé Phillipe Omar Troussier depuis 2006), est une idole en Asie depuis qu’il a emmené le Japon en 1/8 e de finale de la Coupe du Monde en 2002. En Europe par contre .. L’OM se souvient encore avec douleur de son passage éclair de 6 mois, surtout Bixente Lizarazu. Le “sorcier blanc” enchaîne par le poste de sélectionneur du Maroc. Des divergences de vue avec la fédération marocaine de football mettront rapidement fin à son aventure. Après s’être posé quelques années à l’abri des regards dans un club de division 3 japonais (FC Ryūkyū), Troussier a finalement pris la direction de la Chine au Shenzen Ruby en 2011. C’est fou ce nombre de managers qui partent en Chine exercer leur profession. C’était quand même vraiment la honte quand on y repense  la défaite des Bleus en amical contre la sélection chinoise en 2010.

8. Jean Fernandez (sans club) : Jean Fernandez est reconnu comme l’un des meilleurs formateurs de France. Dénicher un Zinedine Zidane, sortir un Ribéry de l’anonymat, ce n’est pas donné à n’importe qui. Qu’il soit un formateur haut de gamme n’en fait pas pour autant un entraîneur haut de gamme. Jeannot a bourlingué à Auxerre, Nancy, Marseille et plus récemment Montpellier, sans jamais réussir à imprimer sa patte. Sauf celle de la descente en Ligue 2 (ne jamais prononcer son nom à Nancy). Mais, on l’aime bien quand même sa bouille à ce Fernandez.

9. Rolland Courbis (Montpellier) :  Ah si Pascal Feindouno n’avait pas marqué ce but de dernière minute au Parc des Princes qui prive l’OM de titre au profit de Bordeaux en 1999. Rolland Courbis en fait encore des cauchemars la nuit. Le Marseillais d’origine a accumulé les déceptions toujours tout près du but (finaliste UEFA 1999, finaliste Coupe de la Ligue 1997). Finalement, c’est en Algérie que le désormais coach de Montpellier a remporté une Coupe à la tête de l’USM Alger en 2013. Une moindre récompense pour cet entraîneur à la gouaille légendaire, qui avait failli y laisser sa peau sous l’émotion, après l’envahissement de terrain des spectateurs de la Mosson le soir de la montée en Ligue 1 en 2009 du club de Loulou Nicollin.

10. Giampaolo Mazza (Retraite bien méritée) : Bon pour conclure ce top 10, le meilleur pour la fin comme le dit l’expression. S’il existait des Oscars décernés aux loosers, Giampaolo Mazza remporterait haut la main cette distinction. Sa première victoire en somme. Car en quinze années et 85 rencontres à la tête de la faible sélection de Saint-Marin, Mazza n’a jamais remporté aucune rencontre officielle. Juste un nul décroché en Lettonie en 2001 (1-1) et une victoire lors d’un amical face au Liechtenstein en 2004 (1-0), rencontre sans enjeu. Bien entendu, son effectif ressemble plus à une équipe de G.O. du club Med qu’au Bayern Munich, mais quand même aucun succès en sur une si longue période, il faut le faire ! Bon après 15 années d’humiliations, Mazza en a eu sa claque et a démissionné de son poste de sélectionneur en octobre 2013 pour mettre fin à ce calvaire. Bon vent l’artiste !