Ces come-back réussis ou ratés des sportifs !

Vingt mois après avoir pris sa retraite des bassins, Michael Phelps va fêter son grand retour dans le monde de la natation. Lors d’une conférence de presse prévue ce mercredi aux Etats-Unis à Mesa (Arizona), le « Kid de Baltimore » présentera le programme de son retour à la compétition. Qu’attendre du nageur le plus titré de l’histoire ? De nouveaux records, une passation de pouvoir ? Score n’co vous propose un retour sur ces come-back réussis ou ratés des légendes du sport.

Quand il prend sa retraite, un sportif peut se poser de multiples questions. Ai-je fait le bon choix ? Au bon moment ? Chez certains, l’ennui de la vie quotidienne ou l’amour de la compétition peuvent reprendre le dessus. L’athlète va ainsi troquer pantoufles et jogging pour remettre sa tenue de sport et repartir à la conquête des plus grands exploits de sa discipline.. Réussite ou échec ? L’écart est souvent mince. Sortir de sa retraite nécessite d’avoir pris conscience de sa passion et d’avoir ressenti des manques qui n’ont pas réussi à être comblés en dehors du sport. Une sorte d’adrénaline nécessaire pour vivre.

Muhammad Ali (Boxe) : Triste fin

L’un des plus grands boxeurs de tous les temps prend sa retraite en septembre 1978 après avoir repris son titre de champion du monde des poids lourds face à Leon Spinks. La parenthèse ne dure que deux années. Muhammad Ali renfile ses gants à 39 ans. Il encaisse en octobre 1980, une sévère défaite (abandon à la 11e reprise) des poings de Larry Holmes, ancien partenaire d’entraînement. Les coups droits de la légende ne fusent plus, sa lenteur est un handicap. Déjà les prémices de la maladie de Parkinson qui va le toucher en 1984 sont visibles. Ali boxe une dernière fois, dans l’indifférence générale, le 11 décembre 1981, et perd aux points contre Trevor Berbick. Une fin indigne pour cette gloire des rings qui ne retrouva jamais son niveau de Kinshasa (en 1974 victoire face à Georges Foreman qualifiée de « combat du siècle »). Foreman qui tenta également un retour à la compétition dans les années 90. Celui-ci couronné de succès contrairement à Ali puisqu’il devient champion du monde des poids lourds à 45 ans en 1994. Le plus vieux champion du monde de l’histoire.

Michael Jordan (Basket) : La fois de trop

Michael Jordan - @Icon Sport

Michael Jordan – @Icon Sport

Considéré comme l’un des plus grands sportifs de tous les temps, Michael Jordan a connu une carrière riche en titres mais également en retraites. Pas moins de trois pour l’illustre numéro 23 des Chicago Bulls. Tout d’abord en 1993 après 3 titres NBA dans les poches, Jordan décide d’arrêter le basket, marqué par l’assassinat de son père la même année. Après une expérience dans l’univers du baseball soldée par un échec (il joue 127 rencontres aux Birmingham Barons), Jordan se rend à l’évidence, ce sport n’est pas fait pour lui. Son retour aux Bulls en 1995 électrise la foule. Il remporte trois nouveaux titres de champion NBA avec sa franchise pour finalement prendre sa seconde pause sportive en 1999. En 2001, le héros de « Space Jam » qui affirmait à « 99,9 % » son intention de ne jamais jouer pour une autre équipe que les Bulls signe chez les Washington Wizards. A 40 ans, Michael Jordan garde de beaux restes (22 points de moyenne environ) mais ses coéquipiers n’arrivent pas à s’imprégner du niveau de leur champion. Les deux saisons passées là bas se soldent par deux échecs pour se qualifier aux playoffs NBA. « MJ » prend sa retraite définitive en avril 2003.

Laure Manaudou (Natation) : De « Laure » aux larmes

Symbole de précocité dans le monde du sport (championne olympique à 17 ans du 400 m nage libre), Laure Manaudou replonge dans la natation après une année et demie d’interruption en juillet 2011. Suite à son échec aux JO de Pékin 2008, la Française avait décidé de tout plaquer en septembre 2009, préférant se consacrer à sa vie de famille. Mais l’adrénaline de la compétition est trop forte chez la nageuse. En mars 2012, la tricolore confirme qu’elle a toujours le niveau en remportant trois titres lors des championnats de France (50 m, 100m, 200m dos) à Dunkerque. Des victoires qui lui permettent de se qualifier sur deux épreuves pour son objectif majeur, les Jeux de Londres 2012. Mais éliminées dès les séries, Manaudou passe de héroïne à déception laissant la vedette à son frère cadet Florent. Elle finit par annoncer sa retraite définitive en janvier 2013, consciente que l’écart avec ses rivales mondiales est trop important. L « or » Manaudou n’est plus.

Björn Borg (Tennis) : Mauvais choix de raquette

Peut être le plus gros échec de come-back d’un grand champion. Le Suédois gavé de succès à 26 ans (6 Roland-Garros, 5 Wimbledon) décide de mettre fin à sa carrière en 1983. Après quelques matches exhibitions, « Ice Man » prend la décision de revenir en 1991 à 35 ans lors du tournoi de Monte Carlo. Erreur fatale. L’ancien numéro 1 mondial persiste à garder sa raquette en bois, outil de son succès. Mais en une décennie, l’avancée technologique dans le tennis a fait du chemin. Les tennimen utilisent des raquettes modernes plus adaptées aux conditions de jeu. Borg est donc dépassé sur les courts et fait peine à voir. Il ne remporte aucune des rencontres dans la douzaine de tournois auxquels il participe. Il annoncera sa retraite définitive en 1993, après une nouvelle défaite contre le russe Aleksandr Volkov, 17ème joueur mondial.

Kelly Slater (Surf) : Le roi des vagues

L’exemple même du come-back réussi ! Alors six fois champion du monde de surf, Kelly Slater annonce sa retraite en 1999 fatigué du monde des vagues. Le Floridien revient finalement à la compétition en 2003 à la joie de tous. Dès qu’il remonte sur sa planche, le maître est de retour. Les compétitions qui vont suivre vont lui donner raison. Il remporte de nouveau le titre de champion du monde en 2005 puis continue sur sa lancée éclaboussant de son talent ce sport. Avec onze titres de champion du monde et 52 victoires en championnat du monde, Kelly Slater s’impose comme le plus grand surfeur de l’histoire. Désormais âgé de 42 ans, le surfeur vient de se lancer sa propre marque, et continue à ravir les foules venues nombreuses admirer les figures du champion.