Judo, Fanny-Estelle Posvite : « 18 médailles, un objectif tout à fait réalisable » (Exclu)

Alors que les Championnats d’Europe de Judo commencent ce jeudi à Montpellier, la France se veut ambitieuse avec un objectif élevé de 18 médailles. Fanny-Estelle Posvite, qui concourt dans la catégorie moins de 70 kilos , a le profil type d’une médaillable. La championne de France 2013 qui monte dans la hiérarchie mondiale s’est entretenue avec Score n’co pour faire un point sur cette compétition.

Montpellier va se mettre ces trois prochains jours en mode tatami. À l’occasion des Championnats d’Europe de Judo, la ville héraultaise s’apprête à recevoir le gratin européen de ce sport. Bien évidemment, le groupe France est attendu de pied ferme. Au sein de cette équipe, Fanny-Estelle Posvite fait partie de ces jeunes pousses qui incarnent la belle relève du judo féminin. Inscrite dans la catégorie des moins de 70 kilos, la Guadeloupéenne de 21 ans se pose comme la digne héritière de la championne olympique de Londres Lucie Décosse : « Lucie a toujours été un modèle pour moi. Mon objectif c’est de l’égaler. En travaillant à ses côtés, j’ai toujours appris quelque chose. » Vice-championne d’Europe et championne de France 2013 de sa catégorie, entraînée par le judoka Thierry Fabre, Fanny-Estelle est promise à un avenir doré. Récente médaillée d’argent à Paris (défaite en finale par la Néerlandaise Linda Bolder sur clé de bras), elle a démontré dans l’un des tournois les plus relevés du monde l’immensité de sont talent même si elle avoue « être déçue du résultat ».

« On s’inspire de Teddy Riner »

Au moment d’évoquer la razzia de médailles (objectif de 18 annoncée par la Fédération Française de Judo) que vise la France à Montpellier, la judokate est optimiste : « C’est un objectif qui est tout à fait réalisable. Chaque membre du groupe a les capacités de ramener une médaille. Je m’en sens capable avec en plus un tableau avantageux qui peut me permettre de croire en mes chances. » Le fait d’évoluer à domicile est un facteur qui pourrait compter selon Posvite : « C’est une bonne pression, une source de motivation supplémentaire d’évoluer devant notre public. La salle sera acquise à notre cause. On ne veut pas décevoir. » Ne pas décevoir à l’image d’un Teddy Riner, que Fanny côtoie tous les jours à l’entraînement : « Teddy est quelqu’un de simple comme nous, qui n’aime pas évoquer son palmarès. On parle de tout et de rien avec lui, il n’a pas besoin de nous faire un discours pour nous motiver. On s’inspire de ses performances ».

Le judo, histoire de famille

Si Fanny Estelle Posvite a atterri sur les tatamis, c’est une question de famille : « Mon frère a commencé à faire du judo et cela m’a donné envie d’en faire, ma petite soeur également. » (Laury Posvite évolue dans la catégorie des – de 57 kg). Basée sur l’explosivité et la force physique, ses techniques de combat sont freinées par une faiblesse majeure qu’elle concède : « Mon mental, je me mets des barrières, c’est psychologique. C’est mon tempérament de tous les jours qui veut cela. » Se décrivant comme « joyeuse,timide et rigoureuse », la Limougeaude, qui suit en parallèle de sa carrière sportive un DUT en GEA (à Grenoble), veut franchir rapidement les étapes et s’imposer comme la future reine de sa catégorie. A coups d’o’soto gari (sa spécialité), Posvite compte renverser ce Championnat d’Europe de son côté comme tous ses coéquipiers. À elle de jouer dès ce vendredi à partir de 11 h, horaire du coup d’envoi de son épreuve.