Nos flops de la Ligue 1, saison 2013-2014

Ce dimanche soir étaient décernés les trophées UNFP 2014. En toute logique, Zlatan Ibrahimovic a reçu le prix du meilleur joueur de Ligue 1 tandis que René Girard a obtenu la récompense du meilleur entraîneur. À Score n’co, nous avons choisi de faire l’impasse sur les résultats de cette cérémonie en présentant nos prix à nous. Onze flop de la saison, plus belle boulette de gardien, il n’y a pas que les grands noms du championnat qui se doivent d’être primés. La preuve.

Onze flops de Ligue 1 :

Equipe flop L1 2013-2014

Ali Ahamada (Toulouse) : Héros en 2012 avec son but égalisateur de la tête marqué à la dernière minute face à Rennes, Ali Ahamada a connu une saison 2013-2014 extrêmement délicate. Le portier de Toulouse a perdu la confiance d’Alain Casanova, la faute à de trop nombreuses erreurs dans ses cages. L’entraîneur toulousain a donc choisi de placer Zacharie Boucher, acheté au Havre en plein mercato d’hiver, à sa place. Une véritable désillusion pour le Comorien qui va devoir vite se relever.

Miguel Lopes (OL) : Prêté par le Sporting Portugal pour pallier le départ d’Anthony Reveillère à Naples, Miguel Lopes n’a pas donné les garanties nécessaires aux dirigeants lyonnais pour lever son option d’achat coûteuse (10 millions d’euros) à l’issue du championnat. Offensivement, le Portugais a montré un potentiel séduisant mais défensivement l’arrière droit a connu les pires difficultés, laissant s’engouffrer dans son couloir la moitié des ailiers gauches de Ligue 1. Un échec.

Uroš Spajić (Toulouse) : Annoncé comme un prometteur défenseur central, Spajić a dévoilé un caractère très rugueux sur les pelouses de Ligue 1 (9 cartons jaunes, 2 rouges) cette saison. Le Serbe se fait expulser à tort dès la première journée à Valenciennes, alors que c’est son coéquipier Yago qui commet la faute. Une suspension qui sera annulée par la suite. Mais le toulousain n’a jamais été rassurant pour son équipe en défense centrale. Relances hasardeuses, peur de mal faire, il lui reste une marge de progression importante pour démontrer que les recruteurs toulousains ne se sont pas trompés sur ce coup.

Eric Abidal (Monaco) : Impérial en début de saison au sein de la charnière centrale monégasque avec son compère Ricardo Carvalho (au point d’être rappelé par Didier Deschamps en équipe de France pour le barrage contre l’Ukraine), Abidal a flanché par la suite. L’international va se faire quotidiennement écarter du onze titulaire par Claudio Ranieri à partir de février. Des tensions naîtront également avec son coach italien. Relégué en tribunes lors d’un Monaco-Lille, il quittera le stade Louis II avant même le début de rencontre. Son avenir sur le Rocher à 34 ans est indécis.

Cheick M’bengue (Rennes) : Transfuge du Toulouse Football Club, Cheick M’Bengue arrive au Stade Rennais dans la peau d’un titulaire en puissance. Acheté pour son fort impact au duel, le néo breton déçoit dans ses nouveaux habits. Une seule passe décisive à son actif, peu d’apport offensif, M’bengue perd de sa superbe toulousaine qui avait intéressé pas mal de clubs outre-manche.

Benoît Pedretti (Ajaccio) : L’ancien milieu de terrain de Lyon et de l’OM est recruté par Ajaccio pour pouvoir entourer les jeunes et permettre au club corse de se maintenir en Ligue 1. Bien que vieillissant, le choix de Pedretti apparait comme judicieux, le joueur ayant encore été bon lors de ses deux dernières années lilloises (85 matchs, 9 buts en 2 ans). Pourtant, l’expérience ajaccienne se révèle être un échec cuisant. L’international français paraît dépassé physiquement sur le terrain. Il ne jouera que 13 rencontres pour une seule réalisation. L’année de trop pour Benoît.

Marvin Martin (Lille) : Mais où est passé le Marvin Martin de Sochaux ? Celui qui avait terminé meilleur passeur du championnat de France en 2011 (17 passes, deuxième meilleur score européen derrière Messi cette année là !) , celui qui était adoubé en équipe de France. Le Lillois a une nouvelle fois déçu cette année pour sa seconde saison dans le Nord. Son bilan : 0 but, 2 passes décisives, et un attentat sur la cheville de Yohann Cabaye pour finir sa saison en beauté avec un carton rouge.

Saber Khalifa (OM) : L’international tunisien était un des nombreux paris tentés l’été dernier par l’Olympique de Marseille. Avec 13 buts inscrits à Evian la saison dernière, Khalifa s’était notamment distingué sous le maillot savoyard par une réalisation du milieu de terrain face à Nice, élu plus joli but de l’année 2013. Son rendement sous le maillot olympien sera famélique : 1 but et un niveau en deçà des espérances marseillaises. Pas sûr que cela suffise pour que le nouveau coach argentin de l’OM, Marcelo Bielsa, veuille le conserver.

Foued Kadir (Rennes) : Prêté par l’Olympique de Marseille, Foued Kadir arrive à Rennes pour se relancer après 6 mois décevants à l’OM. L’Algérien retrouve en Bretagne Phillipe Montanier, un entraîneur qui l’a fait évoluer à son meilleur niveau du côté de Valenciennes. Mais malgré des débuts prometteurs avec ses nouvelles couleurs, Kadir va fléchir à l’instar de ses coéquipiers pour finalement traîner comme une âme en peine sous le maillot breton. Il sortira peu à peu de l’équipe type rennaise et ne figurera même pas dans le onze titulaire lors de la finale de la Coupe de France face à Guingamp. Son accrochage avec des supporters au centre d’entraînement de la Piverdière viendra clôturer la saison ratée du Martégal.

Jean-Christophe Bahebeck (Valenciennes) : Issu de la génération des Pogba et Kondogbia, championne du monde U20 en 2013, Jean-Christophe Bahebeck avait tout du profil de la bonne pioche quand il est prêté par le PSG à Valenciennes l’été dernier. Mais très vite, le Franco-Camerounais va décevoir par des prestations quelconques et devenir le bouc émissaire du public nordiste. Son bilan de 2 buts provoquera la colère des fans valenciennois après la déculottée infligée par Nantes (2-6) au stade du Hainaut lors de la 34ème journée. Bahebeck sera pris à partie après la rencontre et répliquera un honteux «espèce de trou du c.. !» à l’un d’entre eux. Ses excuses sur Twitter n’effaceront pas son erreur. VA jouera en Ligue 2 la saison prochaine.

Dario Cvitanich (Nice) : Cvitanich, c’était la révélation côté niçois la saison dernière. Inconnu lors de son arrivée chez les Aiglons en provenance de l’Ajax, le goleador argentin va terminer à la deuxième place du classement des buteurs (19 buts), derrière l’inoxydable Zlatan Ibrahimovic, permettant à Nice de se qualifier en Europa League. Mais cette année, Dario n’a pas confirmé. Méforme, blessures, le sud-américain a été loin du niveau affiché depuis son arrivée. Son bilan, 8 buts en 30 matchs disputés, dont 3 penalties ratés et une 16ème place pour l’équipe de Claude Puel à une journée de la fin.

Banc : Nicolas Penneteau (Valenciennes), Rod Fanni (OM), Gael Danic (OL), Jérémy Menez (PSG), Djibril Cisse (Bastia), Itay Shechter (FC Nantes), Dimitri Payet (OM)

Entraîneur : Fabrizio Ravanelli : Une seule victoire en douze rencontres pour « Penna Bianca », avant de se faire licencier. Des méthodes contestées, un groupe qui ne soutient pas son coach, la première expérience de Ravanelli en tant qu’entraîneur a été cauchemardesque. Ajaccio ne s’est jamais relevé de ce début de saison complètement raté. Entre l’Italien et les Corses, la sauce n’a jamais prise. Gageons que Fabrizio puisse retrouver un club pour se rattraper.

En bonus : Quelques Oscars bien mérités

Oscar de la plus belle boulette de gardien : Rémy Riou (Nantes)
Grosse erreur de Rémy Riou lors la demi-finale de Coupe de la Ligue entre Nantes et le PSG. Sa relance directement dans les pieds d’Ibrahimovic va coûter cher aux Canaris puisque le géant suédois inscrira le premier but de son équipe. Une boulette qui amène à une superbe inspiration de l’attaquant parisien.

Oscar de la plus grosse gueulante d’entraineur : Hervé Renard (Sochaux)
La rage d’Hervé Renard à l’encontre du joueur de Monaco, l’italien Andrea Raggi coupable d’avoir fait craquer nerveusement Jordan Ayew, restera comme l’une des plus belles gueulantes d’entraîneurs de la saison.
https://www.youtube.com/watch?v=TzRgBMucdbg

Oscar de la plus belle célébration : Emanuel Rivière (Monaco)
Emmanuel Rivière a sans aucun doute la plus belle célébration de but en Ligue 1. Le Martiniquais est l’adepte d’un salto esthétique, dépassant le maître de la discipline, Djibril Cissé (à voir à 1’30 environ).

Oscar de la plus grosse erreur d’arbitrage : Freddy Fautrel
Il est vrai que Rémi Garde et Jean Michel Aulas se sont beaucoup plaints cette année de l’arbitrage défavorable pénalisant l’Olympique Lyonnais. Difficile de leur donner tort après ce Lyon – Monaco. Ce n’est pas une mais trois erreurs d’arbitrage qui coûteront la victoire aux lyonnais à Gerland. 3 buts monégasques entachés d’une position de hors-jeu. Fautrel aura la dignité de reconnaître ses erreurs après la rencontre mais le mal est fait.