Tour de France 2014 : Car certains coureurs français ont quand même déçu

Il n’est pas interdit de le répéter, le millésime 2014 a été flamboyant pour le cyclisme tricolore durant ce Tour de France. Avec deux représentants nationaux (Jean-Christophe Péraud, Thibaut Pinot) sur le podium final à Paris (chiffre plus atteint depuis 1984), le bilan national est excellent. Du formidable panache de Romain Bardet au maillot jaune de Tony Gallopin, l’édition 2014 s’est inscrite comme l’une des plus belles des français ces dernières années. Reste malgré tout des déceptions incarnées par quelques coureurs dont il était légitime d’attendre plus. La rédaction de Score n’co vous présente ses flops.

La sélection des flops français choisie par Score n’co

Arnaud Demare (Française des Jeux, Classement final : 159e du général)

Le Champion de France 2014 de cyclisme sur route était très attendu sur cette Grande Boucle. Le porteur du maillot bleu, blanc, rouge avait été choisi en tant que sprinteur de la formation de Marc Madiot (FDJ) au détriment de Nacer Bouhanni, pourtant triple vainqueur d’étape au Giro. Un choix polémique à l’époque, et qui ne s’est pas avéré concluant au final. Si Thibaut Pinot a répondu aux attentes en montagne (3e du général final), Demare n’a jamais ou presque été en mesure de remporter un sprint. Sa troisième place lors de la quatrième étape à Lille aura été sa meilleure performance. Trop souvent mal placé au moment d’aborder les 300 derniers mètres, il n’aura jamais pu tenir la comparaison avec les monstres de la vitesse que sont Marcel Kittel et Alexander Kristoff. À revoir toutefois vu son jeune âge (22 ans).

Christophe Riblon (AG2R la Mondiale, Classement final : 120e au général)

La meilleure équipe du Tour de France 2014, AG2R la Mondiale, a été admirable d’efforts durant ces 3 semaines de course. La formation de Vincent Lavenu a en effet effectué un superbe boulot pour son leader Jean-Christophe Péraud (2e au final), et a été récompensée par la belle victoire de Blel Kadri à Gérardmer. Pourtant, un de ses hommes n’a pas su se mettre en valeur comme par le passé. Christophe Riblon, élu super combatif du Tour 2013, a réalisé un travail de l’ombre cette année. Victorieux à l’Alpe d’Huez l’an dernier, Riblon n’a été à l’avant qu’une seule journée, lui qui nous avait habitué à de formidables exploits solitaires.

Rolland Pierre - Europcar

Pierre Rolland (Europcar, Classement final : 11e du général)

Il est toujours compliqué pour un cycliste d’enchaîner le Giro et le Tour de France la même année. Pierre Rolland, leader d’Europcar, q fait le choix de s’aligner sur les deux courses en 2014. Si en Italie, le Français n’a pas déçu (4e du classement final), il n’en a pas été de même lors de ce périple français. Son objectif de top 10 final n’a pas été atteint, Rolland a mis la part de cet échec sur sa condition physique : Faire les deux Tours, je m’aperçois que c’est difficile dans l’enchaînement des efforts, surtout quand on veut jouer le classement général. ” L’image de son dépassement par Haimar Zubeldia dans le contre-la-montre final de Bergerac à Périgueux rejoint ses propos. Il est certain que Rolland a les capacités de finir dans un top 5 sur la Grande Boucle. L’année prochaine il devrait faire l’impasse sur le Giro et tout donner pour la plus dure course au monde.

Thomas Voeckler (Europcar, Classement final : 42e au général)

Thomas Voeckler est toujours très attendu par le public français sur les routes du Tour. Ses exploits en jaune par le passé lui ont décerné l’étiquette du chouchou des Français. Mais cette année, l’Alsacien n’a pas réussi à justifier son statut. Remonté contre des supporters après s’être fait siffler, “Francis” a tenté de l’emporter durant la 16e étape à Bagnères-de-Luchon, ville dans laquelle il s’était imposé à deux reprises dans l’histoire de la Grande Boucle. Mais l’Australien Michael Rogers se montrera plus fin tactiquement ce jour là que le natif de Schiltigheim. Âgé de 35 ans, Voeckler n’a plus rien à prouver sur un vélo, mais pour ce qui pourrait être un de ses derniers Tours, Thomas a déçu.

Julien Simon (Cofidis, Classement final : 109e au général)

À l’image son équipe, Julien Simon n’a pas réalisé un Grand Tour. 109e du classement général final, Simon ne s’est quasiment pas ou peu montré dans ce Tour. Sa chute lors de la première étape à Harrogate, qui a abîmé son poignet est peut être l’incidence du relatif anonymat du Breton durant ces trois semaines. Sa huitième place à Bergerac lors de la 19e étape, sera sa seule vraie satisfaction de l’édition 2014. Peu pour le vainqueur du GP de Wallonie en 2012 qui avait habitué à mieux, notamment très souvent à l’avant lors du Tour de France 2013.