NBA 2014 : Les gagnants et perdants du marché des transferts

La période des transferts NBA 2014 a été mouvementée, causée en grande partie par le retour de LeBron James aux Cleveland Cavaliers. Mis à part Kevin Love (toujours lié aux Minnesota Timberwolves), tous les gros noms de la ligue nord-américaine savent dans quelles franchises ils évolueront la saison prochaine. Score n’co a voulu établir le bilan de ceux qui paraissent gagnants dans les deals et ceux qui s’avèrent perdants.

Les gagnants :

Cleveland Cavaliers :

En obtenant l’accord de LeBron James de revenir à Cleveland, les Cavaliers ont réussi l’énorme coup de cet été. Mieux, le King débarque dans l’Ohio et retrouvera le numéro 1 de la draft 2014, le Canadien Andrew Wiggins, qui joue au poste de pivot. Avec le All Star Kyrie Irving en meneur de jeu, les Cavs peuvent se permettre de viser le titre dès la prochaine saison. Un rêve pour James, l’enfant de la ville d’Akron, localisée à une cinquantaine de kilomètres de Cleveland.

Chicago Bulls :

Les Chicago Bulls apparaissent comme les seconds grands vainqueurs de cette période de transferts. La franchise de l’Illinois a réussi à recruter l’intérieur espagnol Pau Gasol qui formera avec le français Joachim Noah une raquette redoutable. Avec le retour programmé de blessure, du MVP 2011 Derrick Rose, l’ancienne équipe de Michael Jordan semble armée pour jouer les premiers rôles dans la conférence Est en 2014/2015. Avec un effectif amoindri par les blessures, Chicago avait déjà réalisé de bonnes choses la saison dernière (éliminés au premier tour des playoffs par Washington).

New York Knicks :

New York voulait garder Carmelo Anthony à tout prix. En lui offrant le contrat maximum (118 millions de dollars sur 5 ans), Phil Jackson a réussi à persuader l’enfant de Brooklyn de rester à Big Apple. La star des Knicks évoluera désormais sous les ordres de Derek Fisher, l’ancien joueur emblématique des Lakers qui débute sa carrière de coach. On a hâte de voir Melo à l’oeuvre dans la fameuse attaque en triangle, instaurée par Jackson, et qui a fait la renommée des Lakers période 2000 et des Bulls dans les années 90.

Dallas Mavericks :

Les Mavericks de Dallas, champions NBA en 2011, ont toujours su animer le marché des transferts. Ils n’ont pas dérogé à la règle cet été. L’année passé, la franchise du milliardaire Mark Cuban s’était ratée dans sa conquête de Dwight Howard et Deron Williams. Cette année, un échec dans les négociations n’était pas envisagé une seule seconde. Les Mavs sont ainsi parvenus à chiper Chandler Parsons aux Rockets et Tyson Chandler aux Knicks. Les seules réelles pertes se nomment Vince Carter (Memphis) et Jose Calderon (New York).

San Antonio Spurs :

Sans faire de bruit (comme toujours aurait-on envie de dire), les champions en titre NBA ont encore réalisé de jolis coups sur le marché des transferts, en prônant la stabilité. La priorité de San Antonio était de resigner Tim Duncan pour un an, chose qui s’est finalisée rapidement. Boris Diaw a également prolongé son contrat pour 3 ans  avec un deal de 22 millions de dollars. L’effectif inchangé, les Spurs sont en mesure de remporter à nouveau le trophée Larry O’Brien.

Les perdants :

Los Angeles Lakers :

Kobe Bryant rêve de décrocher sa sixième bague de champion NBA avant sa retraite au terme de son contrat dans 2 ans. Pour cela, le Black Mamba avait exigé un recrutement haut de gamme pour effacer des mémoires la saison catastrophique de l’année dernière (25 victoires – 57 défaites). Ses paroles n’ont hélas pas été entendues par ses dirigeants. Bryant a perdu son ami Pau Gasol, parti aux Bulls, et n’a pas réussi à convaincre Carmelo Anthony de le rejoindre dans la ville des rêves. Seule satisfaction pour lui, l’arrivée de Byron Scott à la tête des Lakers, entraîneur désiré par la star de Los Angeles. Les lots de consolation nommés Jeremy Lin et Carlos Boozer ne sont pas des motifs suffisants pour espérer un titre. A moins que Kevin Love souhaite retrouver la ville de son enfance ? Mais au vu de la pauvreté de l’effectif, ce deal semble presque impossible.

Kobe Bryant

Houston Rockets :

Les Houston Rockets avaient eux aussi ciblé la venue de Carmelo Anthony au Texas. L’objectif était former un Big Three avec Dwight Howard et James Harden. Melo n’ayant pas signé, les Rockets n’ont pas pu associer leur trio de rêve. Pire, ils ont laissé partir Chandler Parsons chez l’ennemi Dallas, alors que l’ailier était un des joueurs les plus importants de Houston la saison passée. Seule l’arrivée de Trevor Ariza (ex Washington), semble être la bonne affaire pour les Texans. Et encore, son contrat de 32 millions de dollars sur 4 ans est un pari risqué pour un joueur capable d’alterner le bon et le moins bon.

Indiana Pacers :

Finaliste de la Conférence Est la saison dernière (défaite face à Miami 4 victoires à 2), les Indiana Pacers premiers de la saison régulière voulaient modifier quelque peu leur roster pour atteindre leur but, le trophée NBA. Mais en perdant Lance Stephenson, parti à Charlotte, la franchise du légendaire Larry Bird a perdu bien plus qu’un joueur. Bien qu’instable au niveau du caractère, Stephenson était le défenseur numéro 1 des Pacers. Son duel avec LeBron James en playoffs la saison dernière reste toujours dans les mémoires.

Miami Heat :

En perdant leur joueur majeur LeBron James, revenu donc dans l’Ohio à Cleveland, le Heat rentre dans une nouvelle ère. Pat Riley, président de la franchise, a tout tenté pour convaincre le King de prolonger l’aventure à South Beach mais les ambitions de James ne concordaient plus avec celles de Miami. Si Dwayne Wade (officiellement) et Chris Bosh (ce ne saurait plus tarder) sont restés fidèles à leurs couleurs, il sera compliqué de faire aussi bien que ces 4 dernières année (4 finales, 2 titres). Avec un Wade dont les genoux inquiètent, les Floridiens vont se battre pour se qualifier en playoffs, le minimum syndical. La période post LeBron s’annonce compliquée.