Un quotidien britannique se met ses lecteurs à dos en stigmatisant un jeune fan de foot

C’est l’histoire d’un garçon de treize ans nommé Edward Mellor fan des Magpies de Newcastle. Sauf qu’au lendemain du premier match de son équipe perdu à domicile face à Manchester City, le jeune gallois a soudainement changé de camp pour jurer amour et fidélité au champion d’Angleterre. Pour le prouver, il a vendu sur Ebay, toute sa collection de maillots (une vingtaine), shorts et chaussettes à l’effigie de Newcastle.

Les réactions sont virulentes sur la page Facebook de The Telegraph.

Les réactions sont virulentes sur la page Facebook de The Telegraph.

Et The Telegraph un quotidien supposé plus “crédible” que certains tabloïds anglais, s’est emparé du sujet avec un titre accrocheur sur son site web : “Serait-ce le pire fan de football de l’histoire ?” L’article est à charge pour ce garçon que le journal dépeint à peine comme un opportuniste. Ça sentait bon le buzz. Sauf que…

Posté sur le Facebook du journal, les réactions ont été particulièrement virulentes. La plupart rappellent que ce n’est qu’un enfant. Un autre regrette les 1,20£ qu’il verse pour acheter le quotidien. Plusieurs s’inquiètent de l’image donnée au jeune homme et des conséquences que cela pourrait avoir pour lui à l’école.

Le jeune homme a mis tous ses maillots de Newcastle à vendre.

Le jeune homme a mis tous ses maillots de Newcastle à vendre.

Face à la polémique naissante, Katie Mellor, la mère d’Edward a tenu à clarifier les choses en expliquant que son fils avait ce choix par nécessité. Car son frère et son père sont deux fans de Manchester City et qu’il est beaucoup plus aisé de se rendre en voiture à l’Etihad Stadium des Citizen qu’à Saint-James Park situé à plus de cinq heures de train.

Rien de bien méchant en somme et nul besoin de prêter à polémique quelque chose qui ne l’était pas. C’est l’avis majoritaire des lecteurs du Telegraph qui sur ce coup n’a pas marqué des points.

Edward Mellor n'est pas le seul à se chercher. Il y a même bien pire que lui en tribunes !

Qu’Edward Mellor se rassure, d’autres que lui n’ont toujours pas trouvé qui supporter.