Plus dure sera la chute pour le sport espagnol

A la fin c’est l’Espagne qui gagne. Au football comme au basket, en F1 comme au cyclisme ou au tennis, ces dernières années, la nation ibère nous avait habitué à tout gagner. Au point d’en devenir agaçante. Voire suspicieuse.

L’Espagne avait-elle un secret jalousement gardé dont profitaient tous les athlètes nationaux ? Ou n’était-ce que le fait d’une génération exceptionnelle dans à peu près tous les domaines ?

Les récents événements accréditent la deuxième hypothèse. Au mois de juillet la Roja, intouchable depuis près de quatre ans en Coupe du monde comme à l’Euro de football est violemment tombée de son piédestal en ne franchissant même pas la phase de poule du Mondial 2014.

Hier mercredi, c’est l’équipe de basket qui a chuté face à une courageuse équipe de France. Battus une semaine plus tôt en poule, les Bleus ont pris une éclatante revanche sur le parquet. Et en Espagne de surcroît.

Ce jeudi matin, l’onde de choc était très forte de l’autre côté des Pyrénées car le pays n’est rien de moins qu’une nation forte du basket : champion du monde en 2006, vice-champion olympique en 2012 et champion d’Europe 2009 et 2001.

Pour toute une génération des frères Gasol à Juan Carlos Navarro, une page vient de se tourner. Comme elle s’est tournée, cet été, pour Xabi Alonso, Xavi Hernandez ou David Villa, désormais retraités de l’équipe nationale de football.

Aujourd’hui se pose le problème du renouvellement. Le football a commencé sa mue mais la défaite concédée face à la France en match amical, confirme que le chemin sera long. Il le sera aussi pour l’équipe de basket.

Et qu’attendre de la prochaine génération de cycliste, de tennismen ou de pilotes automobiles espagnols quand Alberto Contador, Rafael Nadal ou Fernando Alonso auront passés la main ?

Car même si le pays ne manque pas de talent, ils ont tous placé la barre très haut. Surement un peu trop pour ceux qui vont leurs succéder…