Les USA 2014 champions du monde de basket : la relève est assurée

Le team USA a survolé, il n’y pas d’autre mot, le championnat du monde de basket en Espagne (9 victoires en 9 rencontres). La victoire américaine en finale face aux Serbes, tombeurs des Français en 1/2 finale, a été une correction en bonne et due forme (129 à 92). Ce succès lui permet même de rejoindre ses adversaires médaillés d’argent au sommet du palmarès de la compétition, avec 5 titres mondiaux décrochés. Un match à sens unique qui a tourné à de la démonstration au fil des minutes face à une équipe serbe aux antipodes du visage qu’elle avait affiché face aux Bleus. Les membres de l’équipe de Mike Krzyzewski ont laissé leurs adversaires débordés dans tous les compartiments du jeu. Surtout, les Américains ont réussi leur pari de glaner la médaille d’or sans véritables stars. Ce triomphe d’une équipe B au départ, projette un avenir radieux en sélection américaine. Il démontre que le réservoir de basketteurs de talents au pays de l’oncle Sam est bien fourni. La prise de pouvoir de la nouvelle génération étant incarnée par l’excellent meneur de jeu des Cleveland Cavaliers, Kyrie Irving, nommé MVP de la compétition (l’ailier fort Kenneth Faried figure également dans le 5 type du tournoi).

Kyrie Irving nommé MVP de la compétition -@Iconsport

Kyrie Irving nommé MVP de la compétition -@Iconsport

Les USA ont tout écrasé sur leur passage !

Si Derrick Rose (seul rescapé du titre au Mondial 2010 avec Rudy Gay) a traversé cette compétition tel un fantôme (rien de plus normal quand on sait que le MVP NBA 2011 sort de deux saisons quasi blanches), l’inexpérience relative de ses coéquipiers pouvait inquiéter les observateurs qui plaçaient même l’Espagne comme ultra favori à la succession des Américains (champions du monde 2010 en Turquie). Car bien malgré lui (entre les absences pour repos et les forfaits de dernière minute), “coach K” a dû s’appuyer sur un groupe composé de jeunes pousses de la NBA (24 ans de moyenne d’âge), non confirmées aux joutes des parquets FIBA. DeMarcus Cousins, Anthony Davis et leurs coéquipiers ont prouvé que le jeu européen leur convenait tout aussi bien. Au vu des désillusions du passé (JO 2004, Championnat du Monde 2006), il se pouvait que le fiasco soit total. Au contraire, le jeune potentiel s’est transformé en une armada trop puissante pour les autres. Avec une moyenne de près de 35 points d’écart lors des victoires sur leurs adversaires, team USA avait des allures de Dream Team 1992 remodelée.

L’équipe du futur

La prochaine échéance internationale des Américains se déroulera aux Jeux Olympiques de Rio en 2016. A l’occasion de cet événement, les nombreuses mégas-stars des parquets NBA pourraient revenir disputer la compétition à l’instar d’un Kobe Bryant, qui a par exemple fixé ces Jeux comme un dernier objectif avant sa retraite. Mais Mike Krzyzewski peut déjà avancer avec de nouvelles certitudes. L’ossature qu’il a instauré en Espagne a fait ses preuves. Les seconds rôles de la NBA sont devenus les vedettes du show. En incorporant le talent de leader d’un James ou d’un Durant, il sera encore plus compliqué de déloger les USA du sommet mondial