Pourquoi la Coupe Davis est un saladier d’argent ?

La finale de la Coupe Davis entre la France et la Suisse (21-23 novembre) promet énormément. Le trophée du saladier attise les convoitises des appétits aiguisés de Roger Federer et sa bande ainsi que celui de Tsonga et ses coéquipiers. Mais pourquoi un saladier justement ?

Il faut remonter pour cela à l’inventeur de cette Coupe : Dwight Davis. En 1899, cet étudiant à l’université d’Harvard et éminent joueur de tennis de l’époque, a l’idée de créer une compétition de tennis internationale annuelle mettant aux prises les Etats-Unis et la Grande-Bretagne. Qui dit compétition dit forcément trophée. Pour récompenser le vainqueur de ce qui s’appelle alors l’International Lawn Tennis Chellenge (défi international de tennis sur gazon qui ne deviendra Coupe Davis qu’en 1945 pour rendre hommage à son créateur, décédé le 28 novembre de cette année là), Davis décide, selon la légende, d’offrir un bol à punch reçu comme cadeau de mariage et que son épouse ne voulait plus voir chez elle.

Monsieur Davis aurait ainsi décidé de financer lui même le trophée. Il aurait passé commande en 1900 à un célèbre orfèvre de Boston, nommé Shreve Crump Low Co, pour qu’il conçoive un trophée en argent massif. Ce dernier lui réalise un plateau en argent surmonté d’un saladier d’un poids total de 6,75 kilos et d’une hauteur de 33 centimètres. A l’époque, il en aurait coûté 1000 dollars (6500 francs) à Davis. La tradition s’installe alors d’inscrire sur le trophée, rendu chaque année par l’équipe victorieuse, l’année, le nom des pays participants, le résultat de la finale et la composition des deux équipes finalistes. En 1932, il est obligatoire de repenser le trophée puisqu’il n’y a plus assez de place sur le plateau. Le saladier est donc conservé mais le plateau est remplacé par un socle d’une trentaine de centimètres sur lequel sont fixés des plaques en argent, une par année. Dans les années 70, un deuxième socle est ajouté et aujourd’hui le trophée compte même trois étages. Ce qui en fait l’un des plus beaux du circuit et surtout un des plus prestigieux.