Trois mois après, que reste-t-il du buzz de la trop belle Sabina Altynbekova ?

Juillet 2014. Tandis que la planète sport a les yeux braqués sur la finale Allemagne – Argentine au Brésil, de l’autre côté du globe à Taipei à Taiwan où se disputent les championnats d’Asie de volley des moins de 19 ans, l’entraîneur de la sélection kazakhe Nurlan Sadikov, se lâche. Au Tengri News, un média kazakh, il raconte qu’une joueuse de son groupe cristallise toutes les attentions au point qu’il lui était devenu “impossible de travailler dans ces conditions.”

La joueuse s’appelle Sabina Altynbekova, 17 ans, 1m 82 dont plus d’un mètre de jambe. Une jolie jeune femme. Manifestement trop. A Taipei, fans et médias locaux ont fait une fixette. Fâché qu’il n’y en ait que pour elle et que cela créé des jalousies au sein de son équipe, son coach s’en était épanché publiquement. La joueuse avait d’ailleurs admis sur sa page Facebook que le phénomène à son sujet avait pris trop d’ampleur précisant par ailleurs vouloir ne se concentrer que sur son sport. “Je veux être célèbre par le volley et rien d’autre” avait-elle écrit.

Pourtant, trois mois plus tard, Sabina Altynbekova n’en finit plus de profiter à fond de sa popularité. Après “l’affaire de Taipei”, quantité de pages de soutien se sont créées sur les réseaux sociaux dont certaines comptent à ce jour plusieurs dizaines de milliers de fans. Si la presse occidentale après s’être massivement émue de son sort au mois de juillet dernier n’en a plus fait état, en Asie la jeune femme soigne sa notoriété en s’affichant régulièrement aux côtés de ses fans ou des personnalités qu’elle côtoie.

Près de 350.000 fans suivent la vie de Sabina sur son réseau Instagram. - @Instagram

Près de 350.000 fans suivent la vie de Sabina sur son réseau Instagram. – @Instagram

En moins d’un an, elle est passée d’une image postée tous les mois sur son compte Instagram a près d’une tous les jours. C’est que près de 350.000 fans, principalement de Chine mais aussi du Vietnam, de Taiwan, du Japon, de Corée du Sud, de Malaisie ainsi que des Philippines la suivent désormais. En France, on trouve même sa page Wikipedia.

Comme une star, elle a été conviée mi-septembre à parader sur le tapis rouge du 10e Eurasie Film Festival au Kazakhstan. Si le volley ne veut plus d’elle, elle trouvera d’autres chemins à emprunter. Elle est d’ailleurs régulièrement courtisée par des agences de mannequinats sans qu’elle n’ait (encore) jamais donnée de suite.