Vraies ou fausses, le marathon en cinq idées reçues

Pour les uns c’est du bonheur, pour d’autres synonymes d’enfer. Des marathons, Nicolas Laurent en a disputé deux. Le premier à Paris, en 2013, qu’il a terminé en 3h40. Le deuxième en Autriche, au marathon de Vienne bouclé en 3h19. Il sait désormais que les clichés qui collent à la spécialité ne sont pas toujours vrais.

Cet ancien collaborateur de Score n’co, âgé de 21 ans, s’est prêté au jeu des vérités en nous disant ce qu’il pensait de cinq affirmations couramment entendues surtout du côté des non spécialistes. Nicolas Laurent n’en est pas encore un mais avec ses 3 à 4 entraînements hebdomadaires (et la barre des 3h comme objectif) plus ses sorties en piscine et sur vélo (pour s’essayer plus tard au triathlon), il a déjà une idée bien précise de la course et de ses difficultés. Explications…

Une course de fond comme le marathon est surtout un dépassement de soi…

Nicolas Laurent : “C’est vrai, selon les limites de chacun. Peu importe la préparation que l’on a pu avoir pour un tel événement, il existe toujours un moment où le mental dépasse le physique. D’ailleurs, le « mur des 30km » comme on l’appelle dans le milieu, n’est pas une légende, mais une véritable souffrance qui dure jusqu’à la ligne d’arrivée. Lors de mon premier marathon à Paris, j’ai suivi non pas mes pieds pendant 10km mais bien ma tête, et à l’arrivée, j’étais même plus épuisé psychologiquement que physiquement. Une course comme cela, c’est aussi une grosse préparation mentale.”

Le marathon c’est pour les quadras …

“C’est de plus en plus faux. Aujourd’hui, le running a remplacé le jogging et est considérée comme une vraie discipline. Maintenant, les gens courent aussi pour la performance, et s’alignent donc plus nombreux sur les courses organisées. La discipline évolue et arrive à une phase où elle s’affranchit des barrières de l’âge. Et c’est tant mieux, car ces courses deviennent de plus en plus populaires.

Peut-on réellement prendre du plaisir sur une telle course…

“Il faut le vivre pour le ressentir. Mon meilleur moment dans un marathon, c’est juste avant le départ, quand on se jauge tous, que l’on s’échauffe tous ensemble et que l’on s’encourage, une véritable communion. Être aussi supporté par un grand nombre de personnes amassé sur les routes, dans des villes magnifiques comme Paris ou Vienne, cela galvanise un homme.”

La course à pied, c’est aussi la course au matériel…

“C’est une sacrée idée reçue sur la course à pied. Il est vrai que les derniers modèles de chaussures, Adidas ou Asics proposent des caractéristiques très intéressants mais personnellement, j’ai acheté un modèle milieu de gamme et je ne pense pas que ça ait joué beaucoup dans mes performances. C’est une question de confort et d’adaptation à la chaussure. Pareillement, on dit qu’il faut changer de paire de chaussure après chaque marathon (soit tous les 3-4 mois en comptant la préparation). J’ai la mienne depuis deux ans et elle m’offre toujours entière satisfaction.”

Il faut consacrer bien trop de temps pour s’entraîner à une course comme celle-ci…

“Tout dépend de la performance que l’on veut réaliser. Mais il est vrai qu’il faut compter, pour une préparation idéale, de 8 à 12 semaines soit trois bons mois. D’ailleurs, de nombreux programmes traînent sur le net, ceux de Garmin sont une référence, que ce soit pour les débutants ou les confirmés. Enfin, deux séances peuvent suffire, si elles sont sérieusement effectuées et un mental à toute épreuve, et vous pouvez rajouter des exercices de renforcement musculaire à faire chez vous.”