Pourquoi les rugbymen néo-zélandais (et d’autres) pratiquent-ils le haka ?

L’introduction du haka remonte à 1884. Il s’agit d’une danse rituelle qui était exécutée par les Maoris (population originelle de la Nouvelle-Zélande) en de nombreuses occasions (fêtes, départ à la guerre, cérémonies). Le haka est très ancré dans la culture néo-zélandaise. Il est une expression de la passion, de la vigueur et de l’identité de ce peuple. Le haka, plus qu’un passe-temps, était une coutume d’importance, particulièrement au moment de souhaiter la bienvenue lors de rencontres sociales.

La réputation des tribus reposait en partie sur leur habileté à faire le haka. La première équipe nationale à l’avoir réalisé s’était rendue en Nouvelle-Galles du Sud (la région de Sydney) pour une tournée. Le haka effectué à l’époque s’appelait le « Ake ake kia kaha », ce qui signifie « Être fort pour toujours ». Puis, le haka a été pratiqué de nouveau en 1888, lors de la tournée des « Natives » (une équipe de rugbymen principalement maoris) en Europe. C’était la plus longue tournée de l’histoire, avec 107 matches joués en 14 mois.

Arrive ensuite l’année 1905, avec les « All Blacks Originals », les premiers All Blacks officiels. C’est lors de leur voyage dans les îles britanniques qu’ils ont commencé à réaliser le ka mate, le haka le plus connu aujourd’hui. Le ka mate a été composé par le chef guerrier Te Rauparaha, A noter que d’autres équipes de rugby, notamment Tonga et Fidji, exécutent un Haka en début de match.

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