Athlétisme : Pourquoi le pistolet starter a disparu des courses ?

Il est l’élément qui lance les courses d’athlétisme : le pistolet du starter. Depuis quelques années,  le revolver chargé avec des cartouches à blanc remplies de poudre pour produire un nuage de fumée blanche, a été remplacé par un bang électronique. Ce dernier est un engin, à l’instar du «e-gun» de la marque suisse Omega, en charge également du chronométrage olympique. Ils ont été utilisés pour la première fois aux JO d’Hiver à Vancouver (Canada) en 2010.

Cette évolution technologique a un réel avantage pour l’athlétisme, puisqu’il met enfin tous les sprinteurs à égalité. Avec les vrais pistolets, les coureurs placés au plus près du juge chargé d’appuyer sur la gâchette étaient en effet favorisés, les études démontrant qu’ils pouvaient entendre le ‘top départ’ un peu plus tôt et donc bénéficier d’un temps de réaction plus court. Ce n’est plus le cas désormais car le son est reproduit instantanément dans des haut-parleurs placés derrière les starting-blocks

Ces starters modernes sont cependant toujours soumis à la pression d’un doigt d’un officiel et émettent un bruit quasi identique à ceux des revolvers, histoire de ne perturber personne et de faire perdurer en quelque sorte la tradition.

Ces nouveaux objets sont aussi un gage de sécurité. Il s’agissait ainsi d’écarter tout danger avec les pistolets qui pouvaient être facilement convertis en arme à balles réelles. La police britannique en avait interdit l’utilisation pour les Jeux de Londres 2012. Ils pouvaient aussi dégager une fumée parfois incommodante pour les acteurs de l’événement. De l’histoire ancienne.