Twitter et les pires dérapages des footeux

Le réseau social Twitter est un univers propice aux dérapages verbaux. Un phénomène qui n’épargne pas les footballeurs, abonnés aux tweets dépassant les limites du raisonnable. Dernièrement, c’est le défenseur des Queens Park Rangers, Rio Ferdinand, qui a été sanctionné par la Fédération anglaise de football. L’ancien capitaine de Manchester United a en effet écopé de trois matchs de suspension et 25 000 livres d’amende (environ 31 600 euros) pour une insulte à caractère injurieux , adressée à un supporter de QPR (Ferdinand a insulté sa mère) qui l’avait critiqué dans un message en postant : « Peut-être que QPR va recruter un bon défenseur central, ils en ont besoin d’un ». L’ex-international britannique avait déjà été incriminé en juillet 2012 pour des faits similaires. Ashley Cole, qui avait défendu John Terry suite à l’affaire des propos racistes soi-disant proférés par le capitaine de Chelsea à l’encontre d’Anton Ferdinand, avait subi les foudres de son frère aîné, qui avait utilisé le terme «choc-ice», utilisé pour désigner un Noir qui trahirait son ethnie. Résultat : une amende de 57 000 euros. Le défenseur des Hoops ferait bien de fermer son compte quelques temps pour éviter d’autres mésaventures.

Michel Morganella, le pire tweet d’un sportif ?

Le joueur de Palerme détiendra au moins un prix peu prestigieux au cours de sa carrière : celui du pire tweet de l’histoire des sportifs. Cela remonte aux Jeux Olympiques de Londres 2012. Le Suisse est alors engagé dans la compétition avec son équipe nationale. Après une défaite face à la Corée du Sud, ses nerfs craquent et le latéral valaisan déverse sa rage dans un tweet sans équivoque :

Ce qui donne pour traduction : « Je défonce tous les Coréens, allez tous vous brûler bande de trisos ». Ses excuses n’y changeront rien, Morganella sera exclu des Jeux pour ce tweet raciste.

Joey Barton le spécialiste

Ce bon vieux Joey Barton, véritable accroc à Twitter, aura plus marqué la Ligue 1 lors de son passage à l’OM pour ses propos sur Thiago Silva que ses performances avec le maillot olympien. Le bad boy du football anglais avait comparé le capitaine de la Seleçao à un « transsexuel » avant d’ajouter dans un autre tweet: «Je n’arrive pas à savoir si c’est un homme qui s’est transformé en femme ou une femme qui s’est transformé en homme.»

 

La direction marseillaise et le joueur seront obligés de présenter leurs excuses au PSG et à Thiago Slva pour échapper à des sanctions.

Darren Bent avait lui une autre cible que des joueurs adverses : son propre président. A l’été 2009, l’attaquant veut quitter Tottenham pour rejoindre Sunderland. Devant les réticences de son président Daniel Lévy, à le lâcher pour le montant proposé par les Black Cats, Bent reporte sa frustration sur Twitter. Un «stop fucking around» adressé indirectement à son boss, que l’on pourrait traduire par «arrête de faire chier», lui vaudra 94.000 euros d’amende de la part des Spurs. La bonne nouvelle, c’est qu’il parviendra à rejoindre Sunderland.

Federico Macheda, Emmanuel Frimpong ou encore Ryan Babel auront eux aussi payés des amendes pour avoir insulté via Twitter des supporters virulents. La morale, mieux vaut savoir se contrôler avant de publier des tweets, les moindres petits débordements n’échappant jamais aux yeux avisés sur la toile.