Tennis: Que deviens-tu Alexandra Fusai ?

Alexandra Fusai, c’est une mémorable victoire avec l’équipe de France face aux Pays-Bas en finale de la Fed Cup 1997. Aux côtés de Nathalie Tauziat sa partenaire de double (Sandrine Testud, Mary Pierce et Anne-Gaëlle Sidot faisaient également partie de la sélection), les filles sont allées chercher le titre sous la houlette de Cap’tain Yannick Noah. Et aujourd’hui encore, le tennis féminin tient une place primordiale dans son après-carrière. En effet, l’ancienne 37e mondiale en simple et 6e en double, est responsable du tennis féminin de haut niveau à la FFT. Une vocation toute trouvée pour cette amoureuse de son sport : “Quand j’ai pris ma retraite (en 2003), j’ai repris mes études à l’Essec en Master de marketing sportif. Il me semblait indispensable d’avoir des outils. C’est comme si on dirigeait une PME quand on est joueuse mais il nous manque une formation théorique. Je voulais évidemment rester dans le tennis, au départ créer un événement tout en m’occupant en parallèle de l’association des joueuses de tennis professionnel dont j’étais la présidente à partir de 2005 ».

L’arrivée de Jean Gachassin à la tête de la Fédération Française de tennis en 2009 va booster la nouvelle vie d’Alexandra Fusai. L’ancien rugbyman lui propose de faire partie du nouvel organigramme mis en place en tant que membre du comité de direction : “Il savait que j’avais repris mes études, il a pris en compte mon expérience de joueuse de Fed Cup, des conditions qui me permettaient d’apporter à une équipe par rapport à la stratégie globale de la Fédération”.

Fin 2010, un poste se libère au sein de la FFT, celui de responsable du tennis féminin de haut niveau. Fusai y pose sa candidature qui est rapidement retenue : “C’était une suite logique de ce que j’entreprenais depuis plusieurs années. Mon fil conducteur, c’est et cela a toujours été la promotion du tennis féminin”.  Et dans son nouveau costume, la spécialiste du double s’occupe à part entière de toutes les joueuses françaises pour les préparer au mieux aux exigences des multitudes de tournois : “Sur les tournois du Grand Chelem, je vais voir toutes les joueuses françaises jouer, les rencontrer après les matchs pour connaître les évolutions dans leurs structures d’entraînement. C’est une sorte de suivi permanent pour les aider, et ainsi mettre en place les actions nécessaires pour qu’elles se sentent dans les conditions optimales sur un court”.

En charge des pôles France INSEP et CNE des “16 ans et plus”, Alexandra Fusai est impliquée à 100 % dans ce travail : “J’entraîne et coordonne les joueuses, on peut tenter de leur amener un soutien financier ». Top français ou pas, les joueuses sont mises sur un même pied d’égalité, comme les autres. Pas de chouchoute : “Il faut savoir créer un esprit fédérateur entre les filles, essayer de respecter les différences de chacune ». La directrice de l’Open GDF Suez de Nantes est une femme comblée dans son nouveau rôle et espère encore plus désormais : “Je travaille dans le sport qui a été ma passion toute ma vie. Le tennis m’a appris beaucoup de valeurs. Aider au projet et à la réussite de chacune est mon but. La victoire de Marion Bartoli à Wimbledon a fait beaucoup de bien au tennis féminin. Je souhaite maintenant une victoire d’une Française dans un tournoi du Grand Chelem ou remporter à nouveau la Fed Cup. Ce serait ce qu’il y a de plus beau”.