Le onze type des éclopés du football

Ces footballeurs que nous allons vous présenter sont les portraits types de joueurs malchanceux. Certains n’arrivent jamais à enchaîner deux rencontres consécutives sans avoir un pépin physique. D’autres ont subi plus de blessures que de matchs cumulés avec leurs clubs. Score n’co s’est prêté au jeu du onze type des éclopés du football en désignant un capitaine à cette formation : Abou Diaby.

David Ospina :

David Ospina est un très bon gardien de football. Le portier colombien l’a prouvé lors de la dernière Coupe du Monde au Brésil en réalisant des arrêts de grande classe. Mais son principal problème reste sa fragilité physique. A Nice, le beau-frère de James Rodriguez était déjà un habitué de l’infirmerie. Les choses n’ont pas changé à Arsenal. Après avoir réussi à disputer quelques matchs dans les buts londoniens, Ospina a rechuté (lésion musculaire) et sera absent des terrains jusqu’en 2015.

Micah Richards :

Grand espoir du football anglais à ses débuts professionnels à Manchester City en 2005, Micah Richards s’impose rapidement en sélection anglaise au poste d’arrière droit. Mais le 27 octobre 2012 sera un tournant majeur de sa carrière. Lors d’un match face à Swansea, le Citizen se blesse gravement au genou droit. Il se fait opérer et ne disputera que sept matchs de Premier League cette saison-là. Déjà atteint du virus H1N1 en 2009 attrapé lors de vacances en Chypre, le britannique a la poisse. N’ayant jamais retrouvé son véritable niveau, il joue désormais en prêt pour la Fiorentina en attendant de revenir à City.

Paul Baysse :

Quand il signe à Saint-Etienne en provenance de Brest à l’été 2013, Paul Baysse veut oublier ses 6 derniers mois de galères physiques. Victime d’une rupture des ligaments croisés du genou gauche, le défenseur est opérationnel durant la préparation estivales des Verts. Mais lors d’un match amical avec la réserve stéphanoise face à Grenoble, le Français contracte la même blessure, cette fois-ci au genou droit. Bilan : un repos forcé de 8 mois et une nouvelle convalescence. Après un an et demi sans jouer un match officiel, Baysse retrouve peu à peu le chemin des pelouses en disputant quelques matchs sous le maillot de l’ASSE depuis le début de saison.

Onyekachi Apam :

Onyekachi Apam a le profil du roc nigérian, dur au mal. Pourtant, à son transfert de Nice à Rennes en 2010, les soucis physiques vont perturber sa carrière. Arrivé touché au genou droit en Bretagne, l’ancien niçois va attendre plus d’un an et demi avant de débuter son premier match avec le Stade Rennais en décembre 2011. En trois saisons et demi à Rennes, il n’y disputera que 23 matchs de L1. Les blessures à répétition du défenseur central forceront les dirigeants bretons à résilier son contrat en janvier 2014. Depuis, Apam s’est engagé chez les Sounders de Seattle en MLS.

Holger Badstuber :

Lui aussi est un grand espoir du football mondial. Après avoir disputé la Coupe du Monde 2010 et l’Euro 2012 avec la sélection allemande, le joueur du Bayern Munich va voir sa carrière se stopper net lorsqu’il est victime d’une rupture des ligaments croisés en décembre 2012. Alors qu’il est sur le point de revenir en mai 2013, il est de nouveau victime d’une rupture des ligaments. Après 19 mois d’absence, le Munichois rejoue enfin en début de saison 2014/2015. Mais il doit vite repasser par la case infirmerie, victime d’une rupture d’un tendon à la cuisse gauche. Il ne reviendra pas avant 2015 .. ou 2016.

Michael Essien :

Le surnom de Michael Essien, c’est le « Bison ». Pourtant le Ghanéen a une fragilité physique constante ces dernières années, loin de la puissance affichée par l’animal. Alors qu’il est proclamé meilleur joueur africain de 2008, une rupture des ligaments du genou droit l’éloigne 6 mois des terrains entre septembre 2008 et mars 2009. Rebelote en 2011 où il subit la même contrariété. Une blessure aux adducteurs l’avait déjà privé de la Coupe du Monde 2010 en Afrique du Sud.

Abou Diaby (capitaine) :

Le capitaine de notre formation, c’est lui. Abou Diaby est peut être le joueur qui a cumulé le plus de blessures dans l’histoire du football. En novembre 2014, tout juste revenu d’une rupture des ligaments croisés du genou, le joueur d’Arsenal a subi sa 41e blessure dans sa carrière avec une grave déchirure aux ischios-jambiers et 3 mois de plus à l’infirmerie. Un record. Tout y est passé. De la cheville, du mollet, des adducteurs, même Docteur House ne trouve pas de solution pour sauver le soldat Diaby. Quand on connaît le talent de l’international français (seule lumière du Mondial 2010 chez les Bleus), c’est quand même un triste destin.

Yoann Gourcuff :

Il n’est pas encore au niveau de Diaby en terme de blessures, mais Yoann Gourcuff mérite le statut de vice-capitaine de cette équipe. En 4 ans, qui coïncide avec son arrivée à l’OL, le meneur de jeu lyonnais a eu 17 blessures différentes. Hormis lors de sa première saison, il n’a jamais disputé plus de 18 matchs de championnat avec les Gones. Ce qui a poussé ses dirigeants à lui diminuer son salaire faramineux en septembre 2014 (de 630 000 à 350 000 euros bruts par mois).

Rafael Van der Vaart :

Rafael Van der Vaart est un joueur qui a souvent brillé sur un terrain de foot, mais aussi par son indisponibilité chronique due à ses ménisques douloureux. Que ce soit à l’Ajax, au Real Madrid, ou à Hambourg (son club actuel), le Néerlandais passe beaucoup plus de temps avec les soigneurs qu’avec ses coéquipiers.

Alexandre Pato :

Le surnom de Pato signifie « Canard » en français. Et comme cet animal, le Brésilien est toujours boiteux sur un terrain de foot. Au Milan AC, l’attaquant alterne les bonnes et mauvaises performances mais surtout les blessures répétées. Les dirigeants milanais l’enverront même aux Etats-Unis (Texas) pour que des spécialistes renommés mettent fin à son calvaire physique. Un échec. En janvier 2013, il retourne au Brésil aux Corinthians, transféré par le club rossoneri qui ne voulait plus avoir dans son effectif, un attaquant acheté 22 millions d’euros abonné à l’infirmerie.

Djibril Cissé :

Djibril Cissé force le respect pour le mental dont a su faire preuve l’Arlésien durant toute sa carrière. Ses deux fractures tibia-péroné, la première à la jambe gauche avec Liverpool, la deuxième en équipe de France, en moins de 2 ans, auraient pu l’inciter à tout arrêter. Non, l’international français est allé au-delà de la douleur pour continuer son métier. Mais aujourd’hui, le corps de Cissé est meurtri par les pépins physiques. Désormais bastiais, il a avoué récemment devoir jouer avec une douleur à la hanche permanente et pense prendre sa retraite d’ici la fin de la saison. Son dernier objectif : atteindre les 100 buts en Ligue 1.