Cyclisme: Que deviens-tu Frédéric Guesdon ?

De Frédéric Guesdon, qui a arrêté sa carrière le 8 avril 2012, le Vélodrome de Paris-Roubaix se souvient encore de son sprint magistral, qui lui a permis de remporter la plus grande classique française en 1997. Cela reste toujours la dernière victoire d’un représentant tricolore dans la course aux pavés, à laquelle il a participé 17 fois, un record (avec George Hincapie). Le cycliste de la Française des Jeux s’est même payé le luxe de s’offrir Paris-Tours en 2006. Un joli palmarès pour celui qui est désormais directeur sportif de la formation FDJ. Une juste logique des choses pour le principal intéressé : « J’ai toujours voulu rester dans le milieu du cyclisme. J’ai passé mon brevet d’Etat dès 2010, où j’ai eu la chance d’avoir une formation de haut niveau durant 7 semaines pour apprendre comment encadrer une équipe cycliste. » Après avoir réussi avec succès à obtenir son passe-droit pour cette reconversion, Guesdon se familiarise avec ses nouvelles activités en effectuant ses gammes au sein du comité de Bretagne. Il dirige ainsi des équipes de juniors dans plusieurs courses : « J’ai beaucoup appris du métier à travers cette expérience. C’est à ce moment-là que j’ai su que j’allais aimer faire ce travail. On ne se rend pas vraiment compte quand on est sur un vélo de l’exigence requise pour être directeur sportif. » Très vite, Marc Madiot (le boss de la FDJ) l’intègre à ses côtés, même si son contrat officiel à temps plein débutera le 1er janvier 2015.

Moins de deux ans après s’être retiré du peloton, c’est au volant d’une voiture Française des Jeux, que le Breton suit en première loge les courses cyclistes. Mise en place tactique, ravitaillement, débriefing, Frédéric Guesdon a vite adopté la routine de ses nouveaux habits de travail. Il est aussi plus facile pour l’ancien cycliste d’établir des liens avec les coureurs de sa formation, avec qui il pédalait il y a peu de temps encore : « Cela peut être à la fois un avantage et un inconvénient. Le positif, c’est qu’on connaît très bien les compétences et défauts de chacun car on a pu les côtoyer pendant pas mal de temps. Ils peuvent plus facilement se confier à nous. Mais c’est également compliqué de faire des remontrances à des amis. Et d’autres avec qui les relations étaient tendues en course. »

Frédéric Guesdon est relativement satisfait de se retrouver dans le monde du cyclisme, qui a toujours été sa passion : « Aujourd’hui, je ne vais pas me plaindre. A part les tous meilleurs cyclistes, on se doit de retravailler après une carrière car l’argent ne vient pas tout seul. Il ne faut pas se tourner les pouces indéfiniment. » Les ambitions sont nombreuses pour la formation FDJ, à commencer par le Tour de France 2015, et une confirmation attendue pour Thibaut Pinot (3e l’an dernier). Guesdon espère lui continuer ce métier « pendant 20 ans, ça sera un bon signe pour moi (Rires). »

Un petit plaisir en vidéo avec cette victoire de Guesdon sur Paris-Roubaix 1997

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