Être fils de sportifs : une bien difficile destinée parfois ..

Les déboires des fistons de Claude Puel (Grégoire et Paulin) à l’OGC Nice, révèlent des difficultés d’avoir un père, anciennement dans la profession. C’est encore plus compliqué quand le public de votre équipe vous siffle, peu importe votre prestation, alors que vous avez à peine une vingtaine d’années. Tout cela à cause d’un sentiment de privilégié qui définit votre personne aux yeux des supporters. Un sentiment qui a pesé aussi sur les carrières de rejetons d’anciennes grandes stars mondiales. Qui par la suite n’ont jamais atteint la renommée que leurs noms pouvaient inciter à croire. Et ont ainsi évolué dans des divisions inférieures ou pire ont complètement dérivé (prison).

Ils sont beaucoup dans le football à avoir suivi les pas de leur père, bien malgré eux ou par amour de la passion du paternel. Et souvent, ces destins furent conjugués d’échecs. Prenez par exemple le fils du mythique Sir Alex Ferguson : Darren Ferguson. Quand votre père est l’un des meilleurs managers de l’histoire, une pression légitime pèse sur vos épaules. Un poids que Darren n’a pas pu supporter. Enrôlé au sein de l’équipe de Manchester United au début des années 90, le fils de Sir Alex affiche un niveau insuffisant qui oblige le dirigeant mancunien à le prêter dans des divisions inférieures (Wolverhampton, Wrexham) pour continuer à exercer son métier. Reconverti entraîneur à la fin de sa carrière, « Fergie Junior » parvient à faire monter le club de Peterborough de la quatrième à la deuxième division en 2 saisons à peine. Avant de se faire virer au bout de quelques journée l’année d’après.

Diego Maradona Junior, plus communément appelé Diego Sinagra (le nom de sa mère) a également suivi les traces de son géniteur. Un choix qui lui a valu une carrière indigne du statut d’El Pibe de Oro. Après des débuts au Napoli (l’équipe que Maradona a marqué de son empreinte), il a été obligé de faire ses armes dans des clubs italiens de seconde zone (5 et 6e division). Une trajectoire aussi compliquée que ses relations avec son père, qui ne l’a reconnu qu’à l’âge de 17 ans. Il est désormais spécialisé dans le beach-soccer.

C’est un destin, mille fois plus grave, qui a touché Edson Nascimento dit Edinho, progéniture du Roi Pelé. Après un parcours moyen au poste de gardien au Brésil (vice-champion en 1995 avec Santos), il se reconvertit brièvement coach adjoint. Mais ce qui va faire sa une en 2014, c’est son implication dans un trafic de blanchiment d’argent qui va lui valoir 33 ans de prison. Déjà impliqué dans une course de voitures de rue qui avait causé la mort d’un jeune homme au début des années 90, « Edinho » est parti pour passer une bonne partie du reste de sa vie derrière les barreaux.

Tout n’est pas morose non plus dans la descendance de sportifs en football. Le meilleur exemple est incarné par Paolo Maldini, qui a été le digne héritier de son paternel Cesare. Ou Sergio Busquets, celui de Carles. Des vainqueurs de la Ligue des Champions de père en fils.