Climat de haine dans le foot espagnol

Il s’étaient donnés rendez-vous via les réseaux sociaux, pour en découdre avant le match. Samedi, des affrontements entre fans l’Atlético Madrid et du Deportivo La Corogone, en Espagne ont fait un mort, onze blessés et engendré vingt-et-une arrestations.

L’homme décédé avait 43 ans. Roué de coups puis jeté dans le fleuve Manzanares qui longe le stade Vicente-Calderon ce fan de La Corogne avait été réanimé par les secours puis transporté dans hôpital de Madrid. Mais il a succombé à ses blessures, le dimanche matin.

Ce mardi, tandis qu’était déplacé le corps de Francisco Javier Taboada dit « Jimmy », un caméraman de la chaîne Mediaset a violemment été pris à partie par un supporter galicien devant la morgue. L’homme a tenté de prendre la fuite en se réfugiant dans une voiture qui l’attendait mais lui et son acolyte au volant ont été arrêtés puis placés en garde à vue.

Les autorités étaient-elles au courant ?

Ce climat de haine qui croît dans le foot espagnol a des répercussions jusque aux hautes sphères de l’état. Le secrétaire général du PSM, Tomás Gómez a réclamé la démission de Cristina Cifuentes, déléguée du gouvernement à Madrid pour sa gestion des événements.

La polémique prend de surcroît des proportions encore plus grandes cette semaine car les autorités espagnoles affirment que rien ne laissait présager de tels incidents. « Nous ne disposions pas de données objectives qui nous auraient permis de prévoir ce qui s’est passé », s’est défendu le Secrétaire d’Etat à l’Intérieur, Francisco Martinez.

Mais d’après le très populaire journal El Pais, il existerait un rapport de police dans lequel la direction a prévenu de la présence d’ultras à Madrid et des risques que cela pouvait occasionner. Francisco Javier Taboada était lui même un de ces ultras, membre de la faction la plus radicale des supporters du Deportivo, les Riazor Blues.