Marc Marquez renonce à l’exil fiscal sous la pression des médias espagnols !!

A l’heure où l’exil fiscal est mal perçu en Europe, les sportifs sont également touchés par ce phénomène. Ces derniers jours, le champion du monde de moto GP Marc Marquez a fait les gros titres en Espagne. La cause, le Catalan voulait en effet quitter son village natal de Cervera en Catalogne pour la principauté d’Andorre afin de bénéficier d’avantages fiscaux. Là-bas, il aurait été imposé à hauteur de 30 000 euros par an pendant trois ans avant de verser environ 10% de son salaire les années suivantes. En Espagne, les impôts lui prélèvent presque 50% de ses revenus (estimé à 10 millions d’euros par saison). Dans un pays touché de plein fouet par la crise économique, le pilote de l’écurie Honda a provoqué un véritable tollé. Devant la pression populaire, Marquez a organisé une conférence de presse en marge de la course « Superprestigio » à Barcelone (qu’il a d’ailleurs remporté).

En larmes face à l’amoncellement de critiques, l’Espagnol a annoncé renoncer à ce déménagement, qui selon lui n’était pas lié, à une éventuelle baisse des impôts : « Les impôts ne constituaient pas ma première motivation. Il y a plus que ça. J’ai 21 ans et je vis toujours en famille, mais j’ai maintenant décidé de créer mon propre espace de vie. Le choix d’aller en Andorre s’explique par le fait que j’y ai toujours passé beaucoup de temps chaque hiver et surtout parce que c’est un environnement idéal pour la préparation physique. Je ne sais pas ce qui se passera dans le futur mais je voulais que ce soit clair : je paye et je paierai mes impôts l’année prochaine en Espagne. » Un argumentaire qui n’a pas convaincu tout l’auditoire présent, malgré quelques applaudissements.

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Le jeune homme de 21 ans n’est pas à blâmer, l’exil fiscal étant considéré comme une démarche légale. Le sport, facteur de fortunes, en est indirectement la cause. Le tennis par exemple, est touché de plein coeur par cette méthode. Les tennismen tricolores Jo-Wilfried Tsonga, Gaël Monfils et Richard Gasquet sont souvent critiqués, puisqu’ils ont élu domicile en Suisse, profitant d’un régime dit de celui du forfait fiscal. C’est à dire d’une fortune prélevée sur les dépenses quotidiennes du train de vie. Au point que beaucoup d’observateurs considéraient la dernière finale de la coupe Davis entre la France et la Suisse comme un finale 100 % helvète. Sébastien Loeb ou Alain Prost (qui y réside depuis 30 ans) ont également choisi la Suisse comme refuge après leurs carrières, sans pour autant créer de plus virulentes réactions que sur les cas de Tsonga et ses coéquipiers.

Le geste de Marc Marquez est-il un signe fort d’amour envers son pays ou juste le retour en arrière d’un gamin qui s’est dit qu’il commettait une erreur ?