Tennis: Que deviens-tu Camille Pin ?

Camille Pin est tombée dans la marmite du tennis étant toute petite. Dès l’âge de 5 ans, la Niçoise se tenait raquette en main sur les courts, pour faire plus tard de cette passion son métier. La Française aura une carrière bien remplie au haut niveau de 1999 à 2010, avec une présence constante dans le top 100 WTA durant plusieurs années (meilleur classement 61e mondiale en 2007). Son seul regret : ne pas avoir représenté la France en équipe de Fed Cup « ma petite taille (1,62 m) m’a toujours pénalisé ».

Même si elle ne faisait pas partie du gratin mondial, l’ex-compagne de David Ferrer avait le don de rendre la vie dure sur un match aux meilleures joueuses du monde. Qui ne souvient pas de son combat acharné face à Maria Sharapova au premier tour de l’Open d’Australie 2007. Une rencontre qui verra la Russe l’emporter (6/3 4/6 9/7) après un terrible combat de près de 3 heures. « C’est le plus beau souvenir de ma carrière malgré la défaite » témoigne encore Camille. « Le public avait commencé à me soutenir alors qu’au début du match tout le monde était pour Sharapova. Vu l’extrême chaleur qu’il y avait, nous étions le seul match prévu de la journée car les autres courts étaient fermés. Des années après, je croise des gens qui se souviennent encore de cette partie. »

Ce n’est donc pas un hasard de retrouver la jolie tenniswoman plongée dans le monde du tennis encore aujourd’hui. Après avoir entamé une reconversion dans la peau d’une consultante TV pour les chaînes Canal Plus puis Eurosport – « une superbe expérience durant laquelle on mélange son expérience, ses sensations et l’on tente de trouver les détails utiles au public qui n’est pas forcément spécialiste du haut niveau » -, la Française est rentrée dans le staff des entraîneurs du pôle féminin de l’INSEP en 2014 à la demande d’Alexandra Fusai, responsable du tennis féminin de haut niveau à la FFT.

« J’ai à ma charge sept joueuses qui se situent vers la 200-300e place mondiale, dont ma très bonne amie Julie Coin. Mon objectif, c’est de leur transmettre mon expérience, les encadrer le plus possible pour qu’elles puissent un jour espérer intégrer le top 100 mondial. » 

La place du tennis féminin français sur le circuit WTA requiert une importance majeure pour celle qui s’est posée sur Paris. Camille Pin suit évidemment de très près les parcours de Caroline Garcia et Alizé Cornet, les deux meilleurs françaises actuellement. « Je pense qu’il y a trois ans, le niveau du tennis féminin français m’inquiétait encore. Mais avec la progression constante d’une Garcia qui flirte avec la 25e place mondiale et d’une Cornet toujours aux portes du top 20, je suis beaucoup plus optimiste pour l’avenir ».

Également directrice de l’Open de Nice, Camille Pin risque de se montrer encore quelques années dans le monde de la petite balle jaune. Comme la tricolore le dit avec bonne humeur : « Je m’éclate dans mes activités professionnelles. J’arrêterai quand je me sentirai blasée. Je veux simplement redonner au tennis ce qu’il m’a offert ».

Pour le plaisir, retour en résumé sur le match Sharapova – Pin à l’Open d’Australie 2007

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