Roland-Garros : la tenniswoman Aravane Rezaï est revenue de l’enfer !

C’était son grand retour à la compétition ce mercredi. Aravane Rezaï, ancienne quinzième mondiale en 2010, a disputé un match de qualifications à Roland-Garros. Cela faisait exactement 1 an 3 mois et 17 jours que la Française n’était plus rentrée sur un court de tennis pour jouer un match officiel. Malgré la défaite infligée par sa compatriote Julie Coin (5/7 3/6) qui la privera des retrouvailles avec les Internationaux de France et le public parisien, Rezaï avait un grand sourire à la sortie du court.

Une réaction tout à fait compréhensible pour celle qui n’a même plus de rang au classement WTA. Rezaï a en effet vécu une longue traversée du désert, provoquée par des relations tendues avec son entourage, en priorité son père et entraîneur de toujours : Arsalan Rezaï.  Ses méthodes parfois jugées extrêmes par la tenniswoman (qui l’a accusé de violences), ont eu raison du mental de sa fille qui portera plainte contre son géniteur en 2011 pour une affaire d’extorsion de fonds.

La tricolore coupera net les liens avec tous les membres de sa famille, que ce soit son frère ou sa soeur. La pire période de la vie de la stéphanoise qui ne gagne plus ses matchs, et enchaînes les blessures à répétition. Ses larmes lors de son élimination au 1er tour de Roland-Garros en 2011 face à la Roumaine Irina-Camelia Begu (3/6 3/6) ont marqué le monde du tennis tricolore. Loin de sa joie une année auparavant, lorsqu’elle remportait l’Open de Madrid en battant en finale l’Américaine Venus Williams. Le sommet de sa carrière.

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Bien que sa condition physique ne soit pas encore optimale (quelques kilos en trop sur la balance), Rezaï n’a pas perdu son jeu d’attaque, avec ses coups droits puissants à plats qui demeurent ses points forts. Elle assure avoir fait la paix avec ses proches, que les liens se sont reconsolidés au fur et à mesure du temps. Son père reste son entraîneur, même s’il n’était pas présent mercredi pour vois sa fille de retour à la compétition, trop stressé par l’événement.

Un nouveau départ pour la tricolore, qui si, ne retrouve pas les 20 premières places mondiales, a déjà retrouvé l’envie de jouer et de se faire plaisir au tennis. La notion de plaisir étant toujours le plus important dans le domaine du sport.