Pour ces tennismen, le gazon n’est pas leur jardin !

La conclusion de Roland-Garros 2015 avec la victoire finale de Stanislas Wawrinka face à Novak Djokovic signifie la clôture de la saison sur terre battue. Désormais, c’est le gazon qui s’invite dans le circuit ATP. Et surtout un Wimbledon qui se profile en ligne de mire avec le lancement de la quinzaine britannique dès le 29 juin prochain.

Pour beaucoup de tennismen, l’ouverture de la saison sur herbe n’est pas une excellente nouvelle. Obligés de changer leur jeu pour s’adapter aux spécificités que le gazon exige, ces joueurs n’arrivent pas à se faire à la plus ancienne surface du tennis moderne. Ce qui les fait quitter assez rapidement les tournois “verts” dans lesquels ils sont engagés.

C’est le cas du Japonais Kei Nishikori, un allergique à l’herbe. Quart de finaliste à Roland-Garros, le Nippon n’a encore jamais remporté un tournoi sur gazon depuis le début de sa carrière. Son meilleur résultat à Wimbledon : un 1/8e de finale perdu en quatre sets face au Canadien Milos Raonic en 2014. Plus habitué à un jeu de fond du court avec des balles peu rapides, la star asiatique du tennis ne s’est pas encore acclimaté à la rapidité des échanges courants à Londres.

David Ferrer n'est pas ce que l'on appelle un spécialiste sur herbe - @Iconsport

David Ferrer n’est pas ce que l’on appelle un spécialiste sur herbe – @Iconsport

Pour David Ferrer, c’est le même problème. Le gazon n’est pas sa tasse de thé, si chère d’ordinaire aux Anglais. Même si la culture latine en tennis fait que les joueurs nés en terre ibérique sont plus habitués aux joutes de la terre battue, l’exemple d’un Rafael Nadal vainqueur de Wimbledon à deux reprises (2008, 2010), met en cause ce cliché.

Le Valencian n’a pourtant gagné que deux tournois sur gazon durant sa carrière (Bois-Le-Duc aux Pays-Bas en 2008 et 2012). Son élimination face au modeste russe Andrey Kuznetsov (99e mondial) au 2e tour à Londres l’année dernière, confirme ses limites sur cette surface. Le “Pou” ne devrait pas encore faire long feu cette année dans le 3e tournoi de Grand Chelem de la saison, à moins d’un concours de circonstances favorables.

Chez les tricolores, Gaël Monfils et Gilles Simon semblent être les “Mousquetaires” les plus en difficulté sur l’herbe au vu des résultats. Habitué à être un “feu follet” sur terre battue, “la Monf”  n’arrive pas à imprégner le même rythme de jeu sur gazon. Il avait pourtant réussi à remporter le titre de Wimbledon Juniors en 2004 mais les résultats escomptés durant sa carrière sur cette surface n’ont jamais été à la hauteur.

Handicap similaire pour Gilles Simon, qui a toujours du mal au niveau de ses déplacements sur l’herbe. Le Niçois avait tout de même atteint une finale à Eatsbourne (Angleterre) contre l’Espagnol Feliciano Lopez en 2013. Sans succès.

Cela est évidemment compliqué d’atteindre l’aisance d’un Roger Federer ou d’un Pete Sampras à son époque sur gazon, mais les tennismen cités ont encore une marge de progression énorme dans ce secteur. Pour ainsi démentir nos propos et se prouver à eux-mêmes, que ce blocage sur herbe n’est finalement qu’un problème mental.