Andre Iguodala : vis ma vie de remplaçant en saison régulière à MVP des finales NBA !

Dans l’histoire de la NBA, cela n’était encore jamais arrivé. La victoire de Golden State cette nuit face au Cleveland de LeBron James (105 – 97) lors du match 6 des Finales, a permis aux Warriors de rafler un titre qu’ils n’avaient plus remporté depuis 1975. Mais surtout, le trophée de meilleur joueur de la série a été attribué au 6e homme de la franchise californienne (jamais titulaire en saison régulière cette année)  : Andre Iguodala.

Chargé de défendre sur le « King« , « Iggy » comme il est surnommé par ses coéquipiers, a plus que bien fait son travail. Si James a parfois été intenable sur le parquet (il a terminé premier en moyenne aux points (35,8), aux rebonds (13,3) et aux passes décisives (8,8) dans ces Finales), Iguodala a su baisser l’impact du numéro 23 de Cleveland depuis son entrée dans le 5 de départ de Golden State dès le match 4. Le choix décisif du coach rookie Steve Kerr a fait basculer le sort de ce duel qui tournait à ce moment-là à l’avantage de Cleveland (2 victoires à 1).

Le duel entre LeBron James et Andre Iguodala a finalement tourné à l'avantage du joueur de Golden State - @GettyImages

Le duel entre LeBron James et Andre Iguodala a finalement tourné à l’avantage du joueur de Golden State – @GettyImages

Si bien que le trophée de MVP des Finales lui a été décerné par les médias au détriment des monstrueuses performances de James. Ce qui lui a valu les sifflets du maigre public de la Quicken Loans Arena (la salle de Cleveland), resté pour assister à la remise du titre aux Warriors.

Les chiffres parlent pourtant pour eux même. Andre Iguodala a terminé la série avec 16,3 points, 5,8 rebonds et 4 passes de moyenne. Il a inscrit 25 points lors du Game 6, son record personnel en 2014-15, qui est arrivé au meilleur moment pour achever les Cavs.

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Le vétéran (31 ans) n’a pourtant pas toujours eu de la réussite au sein de la Ligue Nord-Américaine. Lors de ses 10 premières saisons en NBA, « Dre » n’a jamais confirmé tous les espoirs qui étaient placés en son potentiel dans ses précédentes franchises.

Drafté par les Philadelphie Sixers en 2004 (9e position), il en devient rapidement le joueur principal suite au départ d’Allen Iverson. Réputé pour ses dunks destructeurs et sa capacité à défendre sur les meilleurs joueurs, l’ailier a tendance à disparaître dans les matchs à gros enjeux. Transféré à Denver en 2012, il n’y reste qu’une année avant d’atterrir à Golden State en 2013.

Il revêt les habits de titulaire sous le ordres de Mark Jackson mais depuis l’arrivée de Steve Kerr sur le banc des Warriors à l’intersaison 2014, son rôle se confine à devenir le 6e homme de son équipe. Difficile situation pour un basketteur qui avait débuté ses 758 premières rencontres en NBA. Il établira donc sa saison la plus faible en terme de points marqués (7,8 de moyenne) mais amènera toujours un surplus d’expérience à ses jeunes coéquipiers lors de ses entrées.

Ce qui s’est constaté sur ces Finales, ou celui qui était considéré comme une pâle copie de « LeBron James » durant sa carrière, a surpassé le King à l’arrivée. Une belle histoire.