Athlétisme : L’imbroglio Mo Farah !

Mo Farah, double champion olympique à Londres sur 5 000 et 10 000 m, est dans la tourmente. La star de l’athlétisme britannique ne se serait pas soumis à deux contrôles anti-dopage inopinés avant les Jeux Olympiques de 2012. Selon le journal anglais “Daily Mail”, l’athlète originaire de Somalie aurait raté le premier en début d’année 2010 et le second au début de sa collaboration en février 2011 avec son coach américain, Alberto Salazar.

Le flou qui entoure Mo Farah, c’est que cet entraîneur fait face à une enquête de l’Agence américaine antidopage (Usada) lancée en 2015. Dans un document publié par la chaîne anglaise BBC sur cette affaire, Steve Magness ancien adjoint de Salazar, témoigne avoir vu un document montrant les niveaux sanguins de Galen Rupp, partenaire de Farah à l’entraînement, assurant que celui-ci a bénéficié d’une «prescription de testostérone».

«Je n’ai jamais pris de substance interdite et Alberto ne m’a jamais suggéré de le faire», s’est déjà justifié la vedette britannique de 32 ans. Aucun athlète dirigé par Salazar, n’a fait encore l’objet d’un contrôle positif au cours de sa carrière même si les soupçons de l’Usada concernant ses méthodes sont grands. 

Comme la règle le stipule, Mo Farah est pour le moment à l’abri d’une éventuelle suspension. Il faut en effet trois manquements pour risquer une suspension pouvant aller jusque 4 mois. Mais dès 2011, Salazar, dans un email adressé à son champion, l’avait prévenu : « Si tu rates un autre contrôle, ils vont te pendre ».

Nul doute que les prochaines courses du coureur de demi-fond vont être scrutées de près. Le 7 juin dernier, il se retirait de l’épreuve de Birmingham “émotionnellement et physiquement vidé” par les accusations de dopage le concernant.

Farah devrait faire son retour, si tout va bien, le 17 juillet prochain au Meeting Herculis à Monaco comme annoncé sur son compte Twitter.