Athlétisme: Que deviens-tu Bruno Marie-Rose ?

Bruno Marie-Rose a marqué l’histoire du sprint français lors de la période des années 1980-1990. A cette époque, il battait le record du monde du 200 m en salle (1987) et avait obtenu la médaille d’or du relais 4 x 100 m (avec Jean-Charles Trouabal, Daniel Sangouma et Max Morinière) en 1990 à Split , son meilleur souvenir « Quand je revois mes partenaires de relais 25 ans après, c’est comme si on s’était quitté la veille ».

Sa fin de carrière à 28 ans, sera le théâtre d’une incompréhension entre l’athlète et sa fédération, ce qui l’empêchera de disputer les Jeux Olympiques de Barcelone 1992 « J’ai tenté d’avoir des explications mais c’est vrai qu’à cette époque-là, c’était compliqué d’en avoir. »

Le natif de Bordeaux a fait du chemin depuis. Il est le président de la Ligue Nationale d’Athlétisme depuis le 24 avril 2009, prenant la succession de Stéphane Diagana. Une association créée en 2006 afin de « permettre aux meilleurs athlètes de l’équipe de France de se préparer le plus sereinement possible dans le cadre de leur profession. » Ce qui implique de s’assurer entre autres, à gérer leurs activités de sportif de haut niveau (par le biais des couvertures sociales par exemple) et de réfléchir à de possibles futures reconversions.

Mais avant de remettre un pied dans le monde de l’athlétisme, Bruno Marie-Rose a profité de son cursus scolaire (diplômé de l’INSA Lyon en 1988) pour travailler dans le domaine de l’ingénierie. D’abord ingénieur à mi-temps chez la société Hewlett-Packard (HP), il se dirige en 1999 vers le domaine du conseil informatique. L’ancien champion du monde de 200 m en salle s’investit alors à 100 % dans son nouveau travail « J’avais mis de côte l’athlétisme même si je suivais de loin les compétitions internationales. On ne quitte pas un monde dans lequel on a passé 10 ans de sa vie du jour au lendemain ». 

En 2001, le comité d’organisation des Championnats du monde 2003 à Paris le contacte pourtant. Ce dernier souhaite profiter du double profil de « BMR » en leur sein « Je n’avais pas plus envie que cela de m’impliquer dans un projet d’athlétisme. Mais j’ai senti que c’était une situation idéale pour me relancer dans ce domaine ». 

Directeur de la technologie pour ces Mondiaux 2003, l’expérience ravit l’ancien sprinter tricolore. Il donne alors un coup de main à l’organisation de la Coupe du Monde de rugby 2007 et participe au dossier de la candidature de Paris 2012.

La Fédération française d’athlétisme l’approche en 2007 pour faire partie de la Ligue Nationale d’Athlétisme. Cette fois, le moment est venu pour Bruno Marie-Rose de faire son « vrai retour » dans ce secteur  « Ce poste me permettait d’avoir une vision différente de l’athlétisme. J’ai toujours eu des responsabilités au cours de ma vie donc cela ne m’effrayait pas plus que cela. »

S’il « aimerait avoir plus de moyens financiers pour remplir ses ambitions », Bruno Marie-Rose a un mandat qui court jusqu’aux Jeux Olympiques de Rio 2016, l’objectif majeur de l’athlétisme tricolore « les Championnats du Monde de Pékin qui se profilent sont un bon moyen de préparer au mieux ces JO qui seront très importants pour le groupe France ». 

Épanoui dans ses nouveaux habits, tout en conciliant ses activités professionnelles, tel est l’état d’esprit du sympathique président de la LNA.

Revivez le souvenir le plus fort de la carrière de Bruno Marie-Rose, la médaille d’or du 4×100 m aux Championnats d’Europe 1990 : 

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