Tour de France : Les plus belles victoires françaises un 14 juillet !

Le 14 Juillet, date symbolique dans l’histoire de la France. En ce jour de fête nationale, l’élan patriotique pousse les coureurs français à se surpasser pour gagner devant leur public. Même si la dernière victoire tricolore ce jour-là remonte à 10 ans, la dixième étape du Tour de France 2015 entre Tarbes et La Pierre Saint-Martin pourrait voir une victoire bleu blanc rouge à l’arrivée. En attendant le verdict, retour sur quelques-unes des plus belles victoires françaises sur la Grande Boucle un 14 juillet parmi les 30 qui ont déjà eu lieu.

La première du nom : Maurice Garin (5e étape Tour de France 1903 entre Bordeaux et Nantes)

Pour le premier Tour de France de l’histoire, c’est la cinquième étape longue de 425 km entre Bordeaux et Nantes qui a lieu le 14 juillet. A l’époque, la Grande Boucle est encore une « petite boucle » qui ne comprend que six étapes passant par les plus grandes villes de France. Le peloton met plus de 15 heures à terminer les étapes, pouvant s’arrêter chez l’habitant pour prendre du repos et repartir en pleine course. C’est Maurice Garin, le premier vainqueur du Tour, qui s’imposera ce 14 juillet 1903. Fernand Augereau, 4e de l’étape, se plaindra à l’issue de l’étape d’avoir été agressé pour arranger la victoire de Garin. Le premier scandale du Tour !

La plus ingénieuse : Jean Robic (11e étape Tour de France 1953 entre Cauterets et Luchon)

4e du classement général à 5’30 » du leader suisse Fritz Schaer, le français Jean Robic veut attaquer fort sur cette étape de montagne. Dès les premières rampes de l’ascension du Tourmalet, il attaque le peloton pour filer en solitaire. Mais sa plus grande faiblesse reste son physique frêle (60 kg) qui l’handicape pour les descentes. Au sommet du Tourmalet, son directeur sportif Léon Le Calvez, décide de lui mettre un bidon en plomb sur son vélo pour alourdir son poids. Malgré deux chutes, Jean Robic conservera son avance et s’imposera à Luchon avec 1’27 » d’avance sur Louison Bobet, futur vainqueur de ce Tour.

Benrnard Thévenet (à gauce) avait mangé le "Cannibale" le 14 juillet 1970 - @Iconsport

Bernard Thévenet (à gauce) avait mangé le « Cannibale » le 14 juillet 1970 – @Iconsport

La plus improbable : Bernard Thévenet (18e étape Tour de France 1970 Saint-Gaudens – La Mongie)

Encore très jeune et néo-professionnel, Bernard Thévenet dispute son premier Tour de France en 1970 à l’âge de 22 ans. Le Bourguignon avait été choisi par son équipe Peugeot-BP-Michelin à la dernière minute (veille du départ du Tour) après le forfait de deux cyclistes de l’équipe. « Nanard » va épater le public tricolore ce 14 juillet 1970 en allant chercher la victoire d’étape dans la station de la Mongie. Le Français qui comptait une minute de retard sur Eddy Merckx, alors quintuple vainqueur du Tour, reviendra sur le « Cannibale » et le mangera à l’arrivée laissant le Belge KO.

La plus régionale : Laurent Jalabert (Tour de France 1995 12e étape Saint-Etienne – Mende)

Si Laurent Jalabert voulait gagner une étape devant sa famille, le Français ne pouvait pas mieux choisir que la 12e étape du Tour 1995 qui reliait Sain-Etienne à Mende. Originaire de la région, le maillot vert s’échappe dès le 24e kilomètre de cette étape dite de « transition ». Accusant un retard de 9 minutes au général sur l’Espagnol Miguel Indurain, il parviendra même à devenir maillot jaune virtuel. L’actuel consultant du Tour sur France Télévisions s’imposera en solitaire au bout de 198 km passés en tête. Depuis, la côte de l’arrivée à Mende porte son nom.

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La plus émouvante : Richard Virenque (Tour de France 2004 10 e étape Limoges – Saint-Flour)

Échappé dès le 19e kilomètre avec Axel Merckx (fils d’Eddy), Richard Virenque s’impose en solitaire à Saint-Flour 208 km plus loin. Il prend le maillot à pois rouges de meilleur grimpeur qu’il ramène à Paris pour la septième fois. Six ans après l’affaire Festina, le Varois écrit un lumineux come-back. Un dernier coup d’éclat sur le Tour avant une retraite fin 2004.

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La dernière du nom : David Moncoutié (Tour de France 2005 12e étape Briançon – Digne-les-Bains)

C’est David Moncoutié, l’ancien grimpeur de Cofidis, qui a été le dernier français à lever les bras un 14 juillet ! Il avait gagné en s’échappant dans la montée vers Digne-les-Bains dans les 40 derniers kilomètres.

On attend maintenant de connaître le prochain !