Tour de France : Quels sont les cols les plus difficiles sur la Grande Boucle ?

La première étape de montagne du Tour de France 2015 dans les Pyrénées, ce mardi 14 juillet, a été spectaculaire pour l’équipe Sky. Leur leader, Christopher Froome, a frappé un énorme coup en dominant tous ses adversaires. Si l’ascension vers La Pierre Saint-Martin a été très dure pour Alberto Contador, Vicenzo Nibali et tout le peloton (excepté le Britannique), les cols du Tourmalet ou l’ascension du Plateau de Beille viendront poursuivre le triptyque pyrénéen ces deux prochains jours.

L’occasion pour la rédaction de Score n’co de vous faire une liste répertoriée des cols les plus difficiles de France pour les coureurs. Tous sont classés en hors catégorie et adorent faire souffrir les organismes.

Le Mont Ventoux (21,5 km à 7,5 % de moyenne)

Il est surnommé le « Géant de Provence ». Une expression qui colle parfaitement à l’ascension du Mont Ventoux. Avec ses 21,5 km de montée à 7,5 % de moyenne, ce col fait extrêmement mal dans les jambes. Il a même eu une incidence tragique, à cause de sa forte chaleur, pour le cycliste britannique Tom Simpson. Ce dernier a trouvé la mort lors du Tour 1967 sous les 35 degrés. Comme le ravitaillement n’était pas autorisé sur la Grande Boucle auparavant, le manque d’eau a coûté la vie à Simpson.

Le Col d’Izoard (20 km à 8 % de moyenne)

La route du col d’Izoard est la porte d’entrée du Parc Naturel Régional du Queyras. Ce col mythique du Tour de France est devenu au fil du temps un passage obligé de tout cycliste. Celui-ci voit une ascension de 20 kilomètres à 8% de moyenne et le col culmine à 2 360 mètres. Le soulagement prédomine quand le cycliste arrive au sommet.

L’Alpe d’Huez (13,8 km à 7,7 % de moyenne)

S’il ne présente pas les pentes aux pourcentages les plus durs à gravir sur le Tour, la magnifique ascension de l’Alpe d’Huez est constituée de 21 virages mythiques dont le peloton espère à chaque fois voir l’issue. Le début de cette montée à 10,4 % est la plus compliquée à négocier. Le climat peut s’y avérer également très aléatoire.

Col de la Croix de Fer (30 km à 5,07 % de moyenne)

Ce qui marque surtout avec le Col de la Croix de Fer (2 068 m), c’est sa longueur. Même si les 30 kilomètres présentent certaines zones de répit, l’accumulation d’efforts peut faire exploser un coureur. Les sept derniers kilomètres sont les plus ardus, le tout dans un paysage très sauvage, ce qui donne encore plus de charme à cette ascension.

Montée vers Chamrousse (18,3 km à 7,2 % de moyenne)

L’année dernière, c’est dans cette montée que l’Italien Vicenzo Nibali avait frappé très fort sur le Tour de France 2014. Le « requin de Messine » avait établi un temps de 49 mn 51 s pour terminer l’ascension et remporter l’étape Saint-Etienne – Chamrousse. En terme de coefficient de difficulté, la montée vers la station de ski alpin est la plus élevée (indice de 970). Une donnée calculée par des spécialistes chargés de déterminer les diverses difficultés entre les cols hors-catégorie.