Tour de France : Les pires défaillances de favoris !

C’est une habitude dans le cyclisme et encore plus lors du Tour de France : des favoris peuvent être victimes d’un terrible coup de fatigue en montagne qui peut les amener à abandonner ou perdre toute illusion de victoire finale. C’est ce qui est arrivé au pauvre Tejay Van Garderen durant la 17e étape entre Digne-les-Bains et Pra-Loup. Le leader de la BMC, troisième du classement général au départ du chef de département des Alpes-de-Haute-Provence, a vécu un calvaire ce mercredi.

Dès les premiers lacets du Col des Lèques, l’Américain ne pouvait plus suivre de ses adversaires. Au prix d’un bel effort, Van Garderen est parvenu à recoller au peloton .. le temps de quelques kilomètres. A l’agonie, et voyant tous les coureurs dont les sprinters le dépasser au coup de pédale, il posera pied à terre à plus de 70 kilomètres de l’arrivée à Pra-Loup.

Sur le site de la BMC, le cycliste a expliqué avoir attrapé un coup de froid qui s’est transformé en symptômes fiévreux. Des douleurs trop importantes pour espérer continuer la course.

Cet abandon rappelle que nul n’est à l’abri d’une terrible défaillance sur la Grande Boucle. Par le passé, des grands noms ont également connu pareille mésaventure. A commencer par le grand Jacques Anquetil lors du Tour 1966, édition qui marquera ses adieux à la “petite reine”. Le quintuple vainqueur de l’épreuve avait abandonné durant la 19e étape entre Chamonix et Saint-Etienne (264 km) à cause de son incapacité à respirer dès que la route s’élevait. Le Normand avouera peu après qu’il souffrait d’une bronchite aiguë.

C’est le même sort qui s’est déroulé pour celui qui était surnommé “l’Extraterrestre”, à savoir Miguel Indurain. Vainqueur des cinq éditions de la Grande Boucle de 1991 à 1995, l’Espagnol connaîtra une panne sèche en 1996 lors la première ascension difficile des Alpes, la montée des Arcs. Impuissant face aux attaques de ses adversaires, le tenant du titre craque et perdra plus de 4 minutes sur le vainqueur du jour, le Français Luc Leblanc. Il terminera à la 11e place du classement général final, relégué à 14 minutes 14 secondes du vainqueur Bjarne Riis.

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Plus récemment, c’est l’Australien Cadel Evans (vainqueur en 2011) qui avait littéralement craqué sur les pentes du Col d’Aspin et de Peyresourde en 2012, laissant s’échapper Bradley Wiggins, Alberto Contador et Thomas Voeckler. Et ses rêves de second sacre sur le Tour.