Pourquoi dit-on le terme de “gruppetto” pour désigner un peloton de retardés ?

Durant ce Tour de France 2o15, qui s’est terminé dans la joie pour Christopher Froome et son équipe de Sky, beaucoup de cyclistes ont souffert dans les étapes de montagne et n’allaient pas au même rythme que les leaders de l’avant. Solidaires entre eux, les cyclistes lâchés dans les ascensions formaient un groupe nommé “gruppetto”, chargé de rentrer dans les délais imposés par la course !

Une tradition du vélo que ce peloton de retardataires, grandement encouragé par la foule, qui perdure toujours. A la base, ce terme remonte aux années 1960. A cette époque, les Italiens sont très influents sur les routes du Tour de France. Un langage franco-italien est ainsi utilisé entre les coureurs. Les Français préconisent l’utilisation de l’expression “autobus” pour décrire ce grand groupe de coureurs quand les transalpins disent eux “gruppetto”.

En Italie, “gruppetto” signifie une note de musique qui monte progressivement, à un rythme modéré. Comme l’allure du dit peloton, qui prend à sa cadence les montés des différentes ascensions. A force de le dire, le “gruppetto” rentre dans le jargon du cyclisme mondial.

Nous retrouvons dans ce gruppetto en majorité les sprinters, peu à leur aise dès que la route s’élève, mais également des coureurs qui sont dans un jour sans.

Le terme est à ne pas confondre avec le “groupe étau”, qui désigne lui un groupe pris en étau entre les hommes de tête et le peloton !